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Violences à Air France : onze salariés convoqués par la police et deux pilotes mis à pied par la compagnie

Ils vont être entendus dans le cadre de l'enquête sur les incidents survenus en marge de la manifestation du 5 octobre.

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France Télévisions
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Le directeur des activités long courrier d'Air France escalade une grille de sécurité pour échapper à ses agresseurs, le 5 octobre 2015 au siège d'Air France, à Roissy (Val-d'Oise). (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Onze salariés de la branche cargo d'Air France sont convoqués, mardi et mercredi, par la police pour être entendus dans le cadre de l'enquête sur les incidents survenus en marge de la manifestation du 5 octobre. C'est ce qu'ont indiqué, vendredi 16 octobre, des sources syndicales à l'AFP.

Certains salariés sont suspectés d'avoir "secoué la grille" séparant les manifestants de la salle du comité central d'entreprise (CCE), dans laquelle des dirigeants d'Air France ont été pris à partie avant de s'enfuir, a précisé une de ces sources. Selon elle, les auditions auront lieu dans un bureau de la police aux frontières (PAF) de Roissy (Val-d'Oise), en charge de l'enquête.

Cinq autres salariés vont être jugés en décembre

En outre, deux pilotes, soupçonnés par la compagnie d'avoir ouvert "un accès avec leur badge" lors de l'envahissement du CCE, ont été "mis à pied jusqu'à début novembre", a affirmé Véronique Damon du SNPL, le syndicat de pilotes majoritaire à Air France. "Ça nous paraît être une réaction un peu excessive s'ils ont simplement ouvert les portes pour éviter qu'elles ne soient défoncées", a-t-elle poursuivi.

Ces sanctions s'ajoutent aux mises à pied sans solde déjà prononcées à titre conservatoire à l'encontre des cinq salariés qui doivent être jugés le 2 décembre pour violences aggravées.

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