Un vol d'Air France a été localisé dans la zone d'essai d'un missile nord-coréen

Le missile s'est abîmé en mer à 150 kilomètres au nord-ouest de l'île japonaise d'Okushiri, quelques minutes après le passage du vol 293 de la compagnie française.

Un homme passe devant un écran modélisant le trajet d\'un missile nord-coréen, le 29 juillet 2017 à Tokyo (Japon).
Un homme passe devant un écran modélisant le trajet d'un missile nord-coréen, le 29 juillet 2017 à Tokyo (Japon). (KUNIHIKO MIURA / YOMIURI)
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Les tirs de missiles réalisés par la Corée du Nord représentent-ils une menace pour les vols commerciaux ? Lors du dernier essai effectué vendredi 28 juillet par le régime de Pyongyang, un avion d'Air France a été localisé à une centaine de kilomètres du projectile, explique la chaîne américaine CNN (en anglais), mercredi 3 août.

Le missile s'est en effet abîmé en mer à 150 kilomètres au nord-ouest de l'île japonaise d'Okushiri, selon l'armée japonaise, à peine cinq à dix minutes après le passage du vol 293 de la compagnie française dans le secteur. Au moment de l'impact dans la mer, l'avion a été localisé à une centaine de kilomètres plus au nord, selon les données de FlightRadar24 et des autorités japonaises.

Aucun incident n'a été signalé

D'après un porte-parole d'Air France, 332 personnes – 316 passagers et 16 membres d'équipage – se trouvaient à bord de l'appareil. Mais la compagnie aérienne a précisé à ABC (en anglais) que "les zones de test de missiles de la Corée du Nord n'interfèrent en aucune façon" avec les routes aériennes empreintées par Air France et que le vol 293 a complété son vol "sans incident signalé"La compagnie ajoute qu'elle "analyse en permanence les zones de vol potentiellement dangereuses et adapte ses plans de vol en conséquence".

>> Quatre questions sur les missiles que teste la Corée du Nord

Par le passé, le Pentagone américain a déjà exprimé ses craintes pour les vols commerciaux, après un précédent test nord-coréen de missile, le 4 juillet. "Ce projectile a traversé un espace aérien fréquenté et utilisé par des compagnies commerciales", avait alors commenté un porte-parole, le capitaine Jeff Davis. Pour compliquer les choses, Pyongyang n'annonce évidemment pas ses essais à l'avance.