Renvoi en correctionnelle d'Airbus et Air France pour le crash Rio-Paris : "Un immense soulagement pour les familles de victimes", selon leur avocat

"Ce renvoi, c'est l'aboutissement d'un combat que les familles mènent depuis des années", a estimé leur avocat alors que l'accident a eu lieu en juin 2009. 

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Radio France
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Une partie de l'avion retrouvée en pleine mer, le 8 juin 2009.  (HO / BRAZILIAN NAVY)

Airbus et Air France ont été renvoyés mercredi 12 mai devant le tribunal correctionnel pour le crash du vol AF447 entre Rio et Paris, qui a fait 228 morts en 2009. Airbus et Air France vont se pourvoir en cassation contre ce renvoi. Pour Sébastien Busy, avocat de l'association Entraide et solidarité AF447 et des familles des victimes, cette décision est malgré tout "une satisfaction".

franceinfo : C'est une satisfaction pour vous ce renvoi en correctionnelle ?

Sébastien Busy : C'est un immense soulagement pour les familles de victimes. Cela fait des années qu'elles se battent pour connaître la vérité, qu'elles réclament un procès pour pouvoir poser les questions qu'elles ont besoin de poser à Air France et à Airbus. Elles craignaient qu'un non-lieu soit prononcé. Ce renvoi, c'est l'aboutissement d'un combat que les familles mènent depuis des années. Nous allons pouvoir nous expliquer et poser des questions.

Cet accident s'est produit il y a 12 ans, en juin 2009. Le temps de la justice a-t-il été trop long ?

Le temps de la justice, on peut toujours considérer qu'il est long. Nous avons eu dans ce dossier un certain nombre de difficultés procédurales, des rapports d'expertises qui ont été annulés. Le dossier a aussi pâti de la situation sanitaire avec le ralentissement de l'activité judiciaire. Cest un dossier qui a été trop long, mais c'est un dossier qui a suivi son cours et qui va pouvoir donner lieu à un procès. C'est la chose la plus importante pour les familles des victimes.

Qu'espèrent les familles des victimes de ce procès ?

Elles en attendent une explication, elles veulent entendre Airbus et Air France s'expliquer et répondre aux questions posées. Elles savent que dans un débat judiciaire, il y a une possibiltié de condamnation et de relaxe, mais ce qu'elles veulent c'est poser les questions et comprendre. Et que la justice dise s'il y a un responsable ou un coupable. Ce que nous savons aujourd'hui c'est que la chambre d'instruction considère que l'une et l'autre de ces sociétés ont commis des fautes qui peuvent revêtir une qualification pénale et c'est de cela que nous débattrons devant le tribunal.

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