DIRECT. Air France : cinq militants CGT, dont un délégué du personnel, parmi les six personnes interpellées

Six salariés de la compagnie aérienne ont été arrêtés, dans le Val-d'Oise, en Seine-et-Marne, dans les Yvelines et dans l'Aisne, lundi matin.

Le directeur des activités long courrier d\'Air France escalade une grille de sécurité pour échapper à ses agresseurs, le 5 octobre 2015 au siège d\'Air France, à Roissy (Val-d\'Oise).
Le directeur des activités long courrier d'Air France escalade une grille de sécurité pour échapper à ses agresseurs, le 5 octobre 2015 au siège d'Air France, à Roissy (Val-d'Oise). (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Une semaine après les violences spectaculaires à Air France, l'enquête judiciaire progresse. Six salariés de la compagnie aérienne ont été placés en garde à vue, lundi 12 octobre au matin, alors que le dialogue doit reprendre entre la direction et les syndicats pour sortir de la crise. Selon les informations de France Info, cinq d'entre eux sont des militants CGT. L'un serait même délégué du personnel.

Cinq arrestations et une convocation. Quatre de ces salariés suspects ont été arrêtés "sans incident" vers 6 heures à leur domicile, dans le Val-d'Oise, en Seine-et-Marne, dans les Yvelines et dans l'Aisne, ont indiqué le parquet de Bobigny et des sources policières. Un cinquième a été interpellé un peu plus tard. Le sixième "a été placé en garde à vue dans la matinée". Il avait été "convoqué dans le cadre de l'enquête", précise le parquet.

Les suspects, membres du personnel au sol. Les cinq premiers salariés gardés à vue travaillent dans la branche Cargo ou à Air France Industries, notamment comme magasiniers. Leurs interpellations ont été décidées "sur la base de témoignages et de la vidéo-surveillance", précise une source policière. Un rassemblement de soutien est prévu à 16 heures à Roissy, selon une source syndicale.

Bientôt les premières sanctions. Parallèlement à ces interpellations, les premières notifications de sanctions devaient être envoyées lundi aux salariés identifiés comme ayant participé aux incidents, a affirmé à l'AFP une source proche du dossier, sans préciser le niveau de sanction. La direction d'Air France avait fait savoir que ces sanctions disciplinaires pourraient aller jusqu'au licenciement.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #AIRFRANCE

21h06 : Emmanuel Macron a été sifflé et hué par une centaine de manifestants de la CGT lors d'un déplacement à Figeac (Lot). "Nous sommes tous des salariés d'Air France", ont scandé les manifestants.

(FRANCE 3)

19h26 : Reportage au cœur du rassemblement de salariés d'Air France organisé en solidarité avec les six salariés interpellés ce matin. Tomber la chemise, le tube de Zebda, a été diffusé par les salariés en colère.

Le 5 octobre, le directeur des ressources humaines de la compagnie s'était retrouvé torse nu, la chemise déchirée et escaladant un grillage pour échapper aux manifestants.

(FRANCE 2)

18h07 : Et licencier 3 000 personnes, ça ne mérite pas une garde à vue ???

18h06 : Personnellement je ne pense pas que les dirigeants sont indifférents du sort des salariés.

18h05 : L'action syndicale ne justifie en rien la violence et la chasse à l'homme Cela n'apporte rien au débat ou aux idées.

18h05 : Vous êtes toujours nombreux à commenter le conflit à Air France alors que se tient à Roissy une manifestation en soutien aux six salariés en garde à vue.

17h03 : Une manifestation en soutien aux salariés en garde à vue se tient actuellement à Roissy.

15h44 : Les dirigeants qui ont été violents par leurs indifférences face aux salariés sont-ils mis en garde à vue ?

15h42 : La "violence sociale" existe aussi, évidemment ; mais elle n'est PAS du même ordre que la brutalité physique. Et elle ne la légitime pas, elle ne lui donne PAS droit.

15h42 : Vous êtes toujours très nombreux à commenter la situation à Air France.

14h25 : Désolé mais approuver ce genre de comportement, ce n'est pas admissible. Si vous travaillez chez un artisan et que vous vous comportez de la sorte vous êtes licencié sans indemnité.

14h24 : Ce genre de comportement est inadmissible ces gens être licenciés sans indemnité.

14h24 : Complètement d'accord avec JL Mélenchon! Vive la lutte!

14h24 : La garde à vue des salariés de la compagnie aérienne continue de vous faire réagir dans les commentaires.

13h31 : Vous cherchez un peu de lecture ? Pour vous aider, voici les articles les plus consultés en ce moment sur francetv info.

• Celui où l'on revient sur ce que l'on sait des salariés en garde à vue.

• Cet article où nous revenons sur ce drame en Isère où un homme s'est suicidé après avoir tué sa femme et son fils handicapé qui souffrait d'une maladie dégénérative grave.

• Le documentaire "Le Véritable Coût de l'immigration", une enquête de 52 minutes qui bouscule les idées reçues sur les immigrés à travers le parcours de plusieurs personnes.

13h27 : Voici le détail sur les gardes à vue de salariés d'Air France.
• Quatre hommes ont été arrêtés à leur domicile, "sans incident", ce matin, vers 6 heures.
• Un cinquième a été interpellé un peu plus tard.
• Le parquet de Bobigny indique qu' "une sixième personne a été placée en garde à vue dans la matinée". Elle avait été "convoquée dans le cadre de l'enquête".

13h18 : Au total, six salariés de la compagnie aérienne ont été placés en garde à vue ce matin.

12h25 : Un rassemblement de soutien aux salariés d'Air France interpellés ce matin est prévu cet après-midi, à Roissy, à 16 heures. Cinq personnes ont été arrêtés ce matin dans l'enquête sur les violences survenues la semaine dernière pendant le Comité central d'entreprise. Suivez notre direct dédié par ici.

11h13 : Rien de surprenant à l'attitude de la direction. Ceux qui ont de la considération pour le facteur humain en dehors de leur propre famille, ne décrochent jamais ce genre de poste ou alors pas longtemps. C'est pareil dans toutes les grosses entreprises.

11h12 : La plus grande violence ce n'est pas de déchirer une chemise ! Ils n'ont blessé ni tué personne ! La plus grande violence c'est le silence des cadres devant une hôtesse qui crie sa détresse !

10h52 : Il faut virer ces (...) individus agresseurs et ce, sans ménagement.

10h51 : J'aimerai bien voir la reaction de Philippe Martinez (CGT) si il était agressé comme les dirigeant d'Air France (...)

10h50 : Evidemment, il y a eu une chemise déchirée. Combien de violences morales, psychologiques ont eu lieu avant ? Plusieurs milliers ? Sans aucune interpellations ?

10h48 : Et on veut mettre ces mecs en prison avec des trafiquants ou autres violeurs ? Mais il faut arrêter la bêtise là ! Ils vont déjà être licenciés pour faute grave c'est certain, je crois que c'est déjà bien assez payé (...).

10h47 : Monsieur se fait arracher la chemise, et alors, c'est rapide, cela ne dure pas... Et l'attitude violente de la part de la direction envers les employés qui durent depuis des mois en leur pourrissant leurs avenirs, personne n'en parle !

10h47 : Dans les commentaires, vous êtes encore nombreux à réagir (et parfois de façon plutôt virulente) à l'évolution de la situation à Air France. Certains dénoncent la violence du plan social subi par les salariés, quand d'autres demandent la plus grande fermeté pour les agresseurs présumés.

10h46 : Il n'y a pas eu quatre mais cinq interpellations. Une semaine après les violences survenues pendant le Comité central d'entreprise d'Air France, cinq hommes ont été placés en garde à vue. Tous travaillent dans la branche Cargo ou à Air France Industries, notamment comme magasiniers. Selon une source citée par l'AFP, certains ont un mandat syndical à la CGT.

08h38 : On en sait plus sur les quatre personnes interpellées dans le cadre de l'enquête sur les violences survenues lundi dernier, à Air France. Selon Europe 1, il s'agit de quatre hommes qui travaillent pour la branche Cargo de la compagnie.

08h31 : Depuis les violences de lundi dernier, une dizaine de syndicalistes étaient déjà visés par une enquête interne diligentée par la direction de la compagnie aérienne. Une vingtaine de personnes avaient alors été identifiées. Seuls trois salariés étaient suspectés de s'en être pris directement aux deux dirigeants, Xavier Broseta, le DRH de la compagnie, et Pierre Plissonnier, le responsable de l'activité long-courrier, et aux agents de sécurité.

08h33 : Quatre interpellations ont eu lieu ce matin, dans l'enquête sur les violences survenues lundi dernier, en marge du comité d'entreprise d'Air France, selon des sources policières et judiciaire.