Procès de la "chemise arrachée" : amendes et sursis pour "les 15 d'Air France"

Onze prévenus, poursuivis pour dégradations, ont été condamnés à 500 euros d'amende.

(KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Deux dirigeants d'Air France, l'un torse nu, l'autre la chemise en lambeaux. Les images avaient fait le tour du monde. Le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné, mercredi 30 novembre, trois ex-salariés de la compagnie à trois et quatre mois de prison avec sursis pour ces faits de violence. Deux autres, poursuivis pour les mêmes faits, ont été relaxés. Enfin, onze prévenus, jugés pour dégradations, ont été condamnés à 500 euros d'amende. 

Le 5 octobre 2015, alors que la direction avait présenté un plan de restructuration qui menaçait 2 900 emplois, plus de 2 000 salariés avaient manifesté au siège d'Air France à Roissy. Xavier Broseta, le DRH d'Air France à l'époque, et Pierre Plissonnier, le responsable du long-courrier, avaient été pris à partie.

 Deux à quatre mois avec sursis requis. Fin septembre, le procureur de la 14e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny avait requis de deux à quatre mois de prison avec sursis contre cinq des prévenus, soupçonnés de violences. Et une amende de 1 000 euros contre les dix autres, mis en cause pour des dégradations.

Air France voulait une sanction. Contacté par franceinfo, l'avocat Baudouin de Moucheron, qui représente Air France comme personne morale, escomptait une sanction. "La reconnaissance de la culpabilité des prévenus, c'est ce qu'attend Air France et c'est qui importe. L'image de la compagnie a été atteinte, elle espère enfin tourner la page."

La CGT espérait "la relaxe totale". De son côté, Miguel Fortea, le secrétaire général de la CGT d'Air France souhaitait "la relaxe totale et pour tous les salariés". Contacté par franceinfo, il avait rappelé que cinq salariés licenciés n'ont pas "d'emploi fixe aujourd'hui".

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11h04 : "C'est une condamnation que le gouvernement souhaitait, on voit bien que la justice n'est pas indépendante", dénonce Mehdi Kemoune, secrétaire général adjoint de la CGT de la compagnie.



(MARGAUX DUGUET / FRANCEINFO)

10h35 : Du côté des prévenus comme de la défense, le jugement est qualifié de "scandaleux".

10h20 : Voici les réactions des avocats des deux camps à la sortie de l'audience.

10h14 : Trois salariés ont été condamnés à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis pour violences, dans l'affaire de la chemise arrachée. Deux autres ont été relaxés.

10h09 : Pour les faits de violence, trois prévenus sur cinq sont condamnés.

10h06 : Première décision : les onze prévenus accusés de dégradation volontaire sont reconnus coupables.

10h03 : L'audience commence à Bobigny, signale notre journaliste Margaux Duguet.

09h34 : Notre journaliste Margaux Duguet est au tribunal de Bobigny, pour la décision du procès de la chemise arrachée. Des salariés sont venus soutenir leurs collègues.

09h24 : Les "15 d'Air France" seront fixés sur leur sort ce matin. Le tribunal correctionnel de Bobigny doit annoncer ce matin à 10 heures son jugement dans l'affaire de la chemise arrachée.