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Air France : le DRH veut proposer des contrats de travail différents selon la productivité

Xavier Broseta, le cadre à la chemise arrachée par des salariés en colère, a fait cette proposition dans les colonnes du "Parisien". 

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France Télévisions
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Des salariés d'Air France manifestent devant l'Assemblée nationale, le 22 octobre 2015, à Paris. (FRANCOIS PAULETTO / CITIZENSIDE.COM / AFP)

Des contrats de travail différents en fonction de la productivité des salariés. Air France, qui a récemment présenté un plan de restructuration menaçant jusqu'à 2 900 emplois en deux ans, veut proposer des contrats de travail différenciés à ses salariés en fonction de leur productivité, indique son DRH, Xavier Broseta, dans une interview au Parisien lundi 26 octobre.

"Dans le premier, le salarié accepte d'atteindre la productivité demandée, son salaire reste identique à celui d'aujourd'hui. Dans le deuxième, il travaille encore plus mais gagne plus. Dans le troisième, enfin, il peut refuser de suivre cette hausse de la productivité, mais alors sa rémunération diminue", explique l'homme à la chemise arrachée.

"On ne veut pas l'imposer à tout le monde"

"On a fait cette proposition aux pilotes, on peut l'étendre aux hôtesses et aux stewards. C'est sur la table", indique le responsable. Air France qui a déjà perdu 5 500 postes entre 2012 et 2014, est dans la tourmente depuis que la direction et les pilotes ont échoué à s'entendre sur un plan de développement prévoyant que tous les navigants volent une centaine d'heures de plus par an. Faute d'accord, la compagnie a présenté le 5 octobre un plan de restructuration menaçant 300 emplois de pilotes, 900 d'hôtesses et stewards, 1 700 de personnels au sol.

"Si notre objectif est d'augmenter la productivité, on ne veut pas l'imposer à tout le monde", indique Xavier Broseta pour justifier la proposition de contrats de travail différenciés. "Syndicats et salariés ont du mal à comprendre qu'on leur demande de nouveaux efforts, alors qu'ils en ont déjà fait beaucoup, j'en ai conscience : en 4 ans, il y a déjà eu 6 500 départs, reconnaît le DRH. Mais aucun n'a été contraint. Notre stratégie est la bonne."

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