Air France : "La chemise arrachée" en appel

Douze salariés et ex-salariés d'Air France avaient écopé de peines de prison avec sursis dans le cadre du procès de la "chemise arrachée". Ce lundi 12 mars après-midi, leur procès en appel doit débuter. Plus de précisions avec le journaliste Clément Weill-Raynal, en direct de la Cour d'appel de Paris. 

Voir la vidéo
FRANCE 3

"Les enjeux de ce procès en appel sont bien sûr judiciaires, mais aussi syndicaux et politiques", analyse le journaliste Clément Weill-Raynal en direct de la Cour d'appel de Paris. Pour les salariés d'Air France condamnés qui ont fait appel et qui réfutent être les auteurs des violences, l'enjeu est d'être relaxé, et totalement blanchi. "Il faut cependant rappeler qu'en première instance, la justice avait quand même estimé avoir quelques éléments à charge contre ces salariés, et les avait condamnés à des peines, il faut le dire, très modérées, de trois et quatre mois de prison avec sursis pour les condamnations les plus graves", nuance le journaliste.

Une dimension syndicale... et politique

"À l'époque, la direction d'Air France s'était elle-même félicitée du caractère mesuré de ces peines, et avait souhaité publiquement qu'on puisse enfin tourner la page de cette affaire de la chemise arrachée", poursuit l'envoyé spécial de France 3. "Mais dans ce type d'affaires, il y a aussi une dimension syndicale et politique : ce procès s'inscrit dans le cadre d'un rapport de force, et la CGT qui soutient les salariés condamnés, mais défend aussi ses intérêts propres, veut montrer qu'elle s'inscrit dans ce rapport de force et qu'elle veut rester présente et active sur le terrain", conclut le journaliste.

Le JT
Les autres sujets du JT
L\'image du DRH d\'Air France, chemise arrachée, tentant d\'échapper aux salariés en colère, avait fait le tour du monde.
L'image du DRH d'Air France, chemise arrachée, tentant d'échapper aux salariés en colère, avait fait le tour du monde. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)