Air France-KLM dégage ses premiers résultats positifs depuis trois ans, avec 324 millions d'euros de bénéfice net au deuxième trimestre

Le groupe franco-néerlandais a vu son nombre de passagers être multiplié par trois en un an. La crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a plombé le secteur aérien.

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France Télévisions
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Les locaux d'Air France-KLM à Paris, le 28 mai 2022.  (MAGALI COHEN / HANS LUCAS / AFP)

Pour la première fois depuis l'été 2019, les voyants d'Air France-KLM sont au vert. Alors que les restrictions de circulation liées à la pandémie lui ont fait perdre quelque 11 milliards d'euros en deux ans, l'entreprise franco-néerlandaise a vu son activité reprendre au deuxième trimestre. Son chiffre d'affaires trimestriel, multiplié par près de deux et demi, a atteint les 6,7 milliards d'euros, dont 324 millions d'euros de bénéfice net. Le nombre de passagers a été multiplié par trois en un an. 

Pour le directeur général du groupe, Benjamin Smith, c'est le "dévouement" et le "sens de la responsabilité collective" des salariés qui ont permis ces résultats "supérieurs aux attentes". Par rapport à 2019, dernière année pleine avant la crise, le groupe a déployé au deuxième trimestre 82% de sa capacité, mesurée en sièges-kilomètres offerts (SKO), l'un des indices de référence du secteur. 

Un manque de personnel

Mais "malgré les efforts d'anticipation de la croissance estivale, depuis janvier, des difficultés opérationnelles sont apparues en Europe et aux Etats-Unis, principalement en raison de pénuries de main-d'œuvre dans les aéroports", justifie-t-il dans un communiqué. Le manque de personnel dans les aéroports, qui peut conduire à des retards et annulations de vols, touche de nombreuses plateformes en Europe.

Pour Air France-KLM, l'impact est le plus fort à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol, où KLM est implanté. Amsterdam-Schiphol a annoncé mi-juin qu'il allait limiter le nombre de voyageurs cet été et annuler des vols pour éviter l'engorgement de l'aéroport. "La forte reprise que nous observons cet été met à l'épreuve l'ensemble du secteur aérien", observe Benjamin Smith.

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