Aigle Azur a été placée en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité, de nouvelles offres de reprise peuvent être déposées jusqu'à mercredi

La compagnie aérienne, plombée par les dettes et dont les avions ne volent plus depuis le 7 septembre, a transporté 1,88 million de passagers l'an dernier.

Un avion de la compagnie Aigle Azur, le 25 août 2017, à l\'aéroport de Lille (Nord).
Un avion de la compagnie Aigle Azur, le 25 août 2017, à l'aéroport de Lille (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Nouvelles turbulences pour Aigle Azur. Lundi 16 septembre, le tribunal de commerce d'Evry a placé la compagnie aérienne en liquidation avec poursuite d'activité jusqu'au 27 septembre. De nouvelles offres de reprise peuvent être déposées jusqu'à mercredi minuit. Les potentiels repreneurs seront entendus lundi prochain. "Aujourd'hui les offres n'ont pas été suffisamment satisfaisantes, le tribunal a demandé une amélioration des offres", a annoncé la présidente du tribunal.

Cette décision permet de donner un délai supplémentaire aux candidats repreneurs pour qu'ils puissent peaufiner leurs offres, et de continuer à payer les salariés, a expliqué à l'AFP une source proche du dossier. Les avions de la compagnie ont déjà arrêté de voler depuis le 7 septembre.

Le tribunal a donc suivi la demande des syndicats CFDT et CFTC, majoritaires au sein d'Aigle Azur, qui demandaient une "prolongation de l'activité" pendant "une ou deux semaines" afin de "transformer les offres d'Air France et du groupe Dubreuil en plan de cession". Les deux groupes ont été auditionnés dans la matinée, mais Air France n'a pas détaillé la teneur de son offre.

1 150 employés concernés

Sur les 14 offres et marques d'intérêt initialement déposées, deux ont déjà été abandonnées : celle du fonds Cyrus Capital Partners ainsi que celle de Lionel Guérin, ex-PDG de Hop!. De son côté, EasyJet a proposé de "reprendre les créneaux horaires avec cinq ou six avions et le personnel associé" (sur un total de 11 appareils).

Aigle Azur, plombée par les dettes, a transporté 1,88 million de passagers l'an dernier, principalement vers l'Algérie, mais aussi le Liban, le Portugal, la Russie, le Brésil ou le Mali. La compagnie emploie quelque 1 150 personnes, dont 800 en France et 350 en Algérie.