Violences en marge des manifestations de "gilets jaunes" : "La loi anti-casseurs ne sert à rien, il faut des moyens" affirme Sébastien Chenu (RN)

Le porte-parole du Rassemblement National, Sébastien Chenu, a dénoncé samedi le peu de réponses apportées au "gilets jaunes" et demande des "moyens" plutôt qu'une loi anti-casseurs.

Sébastien Chenu, le 10 juillet 2018 à l\'Assemblée nationale.
Sébastien Chenu, le 10 juillet 2018 à l'Assemblée nationale. (ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

144 personnes ont été placées en garde à vue samedi 16 mars après une nouvelle journée de violences en marge des manifestations de "gilets jaunes" à Paris, notamment sur les Champs-Elysées. Christophe Castaner a évoqué 1 500 casseurs parmi les cortèges de manifestants. Et ce alors que la loi anti-casseurs a été définitivement adoptée mardi au Parlement. 

"La loi anti-casseurs ne sert à rien, il faut des moyens. Il faut donner des réponses politiques aux revendications des gilets jaunes", déclare Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement National, ce samedi soir sur franceinfo. Il réclame "un référendum ou à une élection législative anticipée, pour repasser un contrat de confiance avec les Français".

"Repasser un contrat de confiance avec les Français"

"Nous l'avons dit, la loi anti-casseurs ne sert à rien, il faut des moyens. Il faut donner des réponses politiques aux revendications des gilets jaunes, si on ne veut plus les voir dans les rues et voir leurs manifestations être envahies par des casseurs d'extrême-gauche. Les Français, et notamment les gilets jaunes, ont compris qu'ils se sont fait enfumer. Ils ont compris que le grand débat n'est pas une réponse politique, que l'essence à la pompe avait augmenté de nouveau, que le gouvernement et les députés de la République en marche cherchent de tous les côtés comment leur faire les poches avec de nouvelles taxes", avance le porte-parole du RN.

"Nous souhaitons que le Président fasse des propositions aux Français et qu'elles soient soumises au vote, c'est-à-dire à un référendum ou à une élection législative anticipée, pour repasser un contrat de confiance avec les Français. Le Président a été grillé car il était en week-end au ski. Il revient parce que Paris brûle. Le ministre de l'Intérieur est débordé. Sommes-nous amenés à être uniquement gouvernés par des amateurs, ou y aura-t-il une réponse politique tranchée par des élections ?", se demande Sébastien Chenu.