VIDEO. Violences lors des manifestations des "gilets jaunes" : "Ce qui est violent, c'est le chômage, la précarité" répond Philippe Poutou

"Solidaire" du mouvement des "gilets jaunes", l'ancien candidat du NPA à la présidentielle ne se dit "pas du tout choqué" par les violences.

L'ancien candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle Philippe Poutou s'est déclaré "complètement solidaire" du mouvement des "gilets jaunes", mardi 11 décembre sur franceinfo, précisant que les mesures annoncées par Emmanuel Macron lundi soir ne l'avaient "absolument pas" convaincu.

"On est aussi en lutte contre la fermeture de notre usine [Ford Blanquefort] et on essaie de faire les deux en même temps parce que les deux problèmes se rejoignent, la question du pouvoir d'achat, la question du chômage", a ajouté celui qui est aussi délégué CGT dans son usine.

"Cela passe par des colères"

Concernant les violences qui ont émaillé les manifestations des "gilets jaunes", Philippe Poutou n'est "pas du tout choqué". "Quand on nous parle de violence, d'image de la France qui serait dégradée à cause de ces manifestations-là, on répond que ce qui est violent c'est le chômage, la précarité et la destruction des services publics, a-t-il justifié. Une voiture qui brûle, une vitrine cassée, surtout quand c'est Apple Store, on ne va certainement pas pleurer. Après, à côté de ça, il est question de la vie des gens. Comment règle-t-on ce problème ? Cela passe par des colères et par des mouvements comme ça."

Philippe Poutou, délégué CGT de l\'usine Ford Blanquefort, en Gironde, le 11 décembre 2018.
Philippe Poutou, délégué CGT de l'usine Ford Blanquefort, en Gironde, le 11 décembre 2018. (ALEXANDRE BARLOT / FRANCE-INFO)