VIDEO. "Gilets jaunes" : la situation est "parfaitement sous contrôle", assure le préfet de police de Paris

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a donné une conférence de presse, samedi 16 novembre, pour faire le point sur les manifestations dans la capitale.

Tout est "sous contrôle". C'est le message qu'a voulu faire passer, samedi 16 novembre, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, alors que de violents incidents ont émaillé le premier anniversaire des "gilets jaunes". Dans le sud de la capitale, la place d'Italie a été le théâtre de violences sporadiques, avec des voitures retournées ou incendiées, des jets de pavés et des feux de poubelles.

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A l'origine, une manifestation autorisée devait partir de cette place pour se diriger vers la gare du Nord. "La tournure des événements, les destructions, les attaques systématiques contre les forces de l'ordre et les sapeurs-pompiers ont fait que j'ai décidé d'interdire que cette manifestation se déroule", a expliqué Didier Lallement.

Des destructions limitées

"J'ai décidé de fixer cette manifestation place d'Italie, elle l'est à l'heure actuelle et les individus qui la composent seront progressivement interpellés, a-t-il poursuivi. Tout ceux qui cachent leur visage, qui jettent des pierres sont désormais dans un dispositif fixé. J'encourage ceux qui sont encore de bonne foi au sein de cette manifestation à en sortir le plus rapidement possible. Nous avons ouvert un couloir de sortie vers l'avenue d'Italie, qu'ils l'empruntent sans délai." Pour le moment, 61 personnes ont été interpellées.

Ces "casseurs" ne "partiront pas en toute impunité, je peux le leur assurer", a martelé le préfet. Il a également évoqué le bilan matériel des violences, évoquant "des destructions scandaleuses mais limitées dans leur ampleur". "Même si les images sont spectaculaires place d'Italie, il n'en reste pas moins que l'ensemble du reste du territoire parisien est calme. Il n'y a fort heureusement pas de destructions dans les autres endroits de Paris", a-t-il déclaré.

Le préfet a assuré que le déroulement des événements était conforme à ses prévisions. "Ce qui se passe en ce moment est une manœuvre destinée à ce que les destructions soient limitées. C'est une situation sous contrôle. Cette manœuvre a été conçue pour fixer les éléments les plus destructurants à un endroit donné", a-t-il expliqué.

Le préfet de police, Didier Lallement, le 16 novembre 2019 à Paris.
Le préfet de police, Didier Lallement, le 16 novembre 2019 à Paris. (FRANCEINFO)