VIDÉO. Emmanuel Macron : Ingrid Levavasseur se dit "très déçue" et pense que le mouvement des "gilets jaunes" "ne va pas s'éteindre"

La fondatrice des associations Éclosion démocratique et Racines positives réagissait vendredi sur franceinfo aux mesures annoncées par Emmanuel Macron la veille.

franceinfo

Ingrid Levavasseur, ancienne "gilet jaune", fondatrice des associations Éclosion démocratique et Racines positives, s'est dit ce vendredi sur franceinfo "très déçue" par les mesures annoncées par Emmanuel Macron jeudi soir jeudi lors d'une conférence de presse. "Ce n’est absolument pas ce dont on avait envie, explique-t-elle. Et en tout cas, ce n'est pas précisément ce que l'on attendait de lui. Au départ, il dit qu'il a entendu les revendications."

À quel moment parle-t-il réellement du pouvoir d'achat ? À quel moment est-ce qu'il parle de l'augmentation de l'EDF qui ne va pas tarder à arriver, les 6% en plus ?",

Ingrid Levavasseur

à franceinfo

"À quel moment on va réellement parler du prix de l'essence qui flambe de nouveau aux pompes ? À quel moment est-ce qu'on parle réellement des familles monoparentales ?" Selon elle, les annonces d'Emmanuel Macron ne devraient pas calmer les "gilets jaunes" : "Je ne pense pas que ça va s'éteindre. Au vu de ce qui se passe sur les réseaux et de ce que j'entends et évidemment de l'insatisfaction des Français, je pense que ça ne va pas s'éteindre. C'est une évidence", a-t-elle assuré.

"Une très bonne chose"

Le chef de l'État a notamment annoncé que la CAF se chargera de prélever les pensions alimentaires non versées aux mères de famille. Une mesure qui laisse sceptique Ingrid Levavasseur : "C'est une avancée. Mais comment vont faire les CAF ? Vous pouvez m'expliquer parce qu’en ayant les 100 euros de prime d'activité à gérer depuis le début d'année, c'est déjà complètement chaotique. Il y a un problème de trop-perçu à la CAF qui n'est pas géré et il y a de gros problèmes", a-t-elle expliqué. Même si elle admet que cette mesure "une très bonne chose".

"Si elle arrive à résoudre ce problème, ce sera déjà une épine dans le pied de moins pour ces familles monoparentales. Mais il y a encore tellement à faire. C'est la précarité en règle générale et ce n'est pas seulement les pensions alimentaires c'est peut être aussi la revalorisation des pensions alimentaires", a-t-elle préconisé.