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Valence : deux "gilets jaunes" pris en flagrant délit de dégradation d'un radar automatique

Le couple revenait d'une réunion de "gilets jaunes" pour décider d'actions à mener.

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Radio France
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Un radar dégradé au bord d'une route de La Brulatte, en Mayenne (illustration). (DAMIEN MEYER / AFP)

Deux "gilets jaunes" ont été interpellés mardi 26 mars, un peu avant 22 heures, le long de la Nationale 7 à La Roche-de-Glun (Drôme), alors qu'ils étaient en train de dégrader l'un des rares radars automatiques à n'avoir pas encore été dégradé dans le secteur, rapporte mercredi soir France Bleu Drôme-Ardèche. Ils ont été placés en garde à vue à Tain-l'Hermitage.

Il faut dire qu'ils ont bien mal choisi leur moment pour sortir leur bombe de peinture. Une patrouille de gendarmerie circulait le long de la nationale pile à cette heure-là. Les deux "gilets jaunes" ont été pris en flagrant délit alors qu'ils avaient commencé à masquer la vitre du radar en pulvérisant leur peinture.

L'homme de 36 ans et la femme de 39 ans, habitants de la plaine de Valence, ont bien sûr dû reconnaître les faits. Tous deux ont expliqué qu'ils sortaient d'une réunion de "gilets jaunes" à Valence-Sud. Une réunion pour discuter des futures actions à mener pour la suite du mouvement.

Un des derniers radars en service dans le département

La dégradation du radar a-t-elle été décidée collectivement lors de cette réunion, ou était-ce une initiative personnelle des deux "gilets jaunes" interpellés ? Impossible à savoir pour l'instant. Mais dès leur placement en garde à vue l’homme et la femme ont reçu le soutien d'une quinzaine d'autres gilets jaunes qui se sont rassemblés, dans le calme, pendant une heure devant la gendarmerie de Tain-l'Hermitage.

Ce radar de La Roche-de-Glun était l'un des rares à flasher encore dans l'agglomération de Valence. Il n'avait pas été touché par la vague de dégradations que ces appareils automatiques ont subi depuis le début du mouvement des "gilets jaunes".

La femme a été remise en liberté, elle sera convoquée plus tard par la justice. La garde à vue de l'homme devait être prolongée mercredi soir.

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