Sécurité : un nouveau dispositif à l’épreuve

Contrairement au 1er décembre, gendarmes et policiers sont restés maîtres de la situation face aux manifestations des "gilets jaunes". Plus de 8 000 membres des forces de l’ordre avaient été mobilisés à Paris.

Une ligne compacte de CRS au contact des "gilets jaunes" et qui les repousse : une stratégie au plus près. Contrairement au 1er décembre, des unités mobiles avaient également été déployées pour intervenir dans les rues adjacentes des Champs-Elysées. En amont, des fouilles de sacs à dos à la recherche de lunettes, masques ou objets dangereux avaient été effectuées. Au total, plus de 1 000 interpellations ont été constatées, un chiffre impressionnant, avec des centaines de gardes à vue.

Des effectifs plus importants

Certaines personnes arrêtées étaient en possession de boules de pétanque, marteaux, battes de baseball ou d’objets tranchants. Les commissariats de la capitale s’étaient mobilisés pour recevoir en conséquence. Un dispositif plus adapté selon les syndicats de police. "Plus on prévient, plus on interpelle en amont, moins on a ces individus qui risquent de créer le chaos", précise Stanislas Gaudon, du syndicat Alliance Police nationale. La police à cheval avait aussi été appelée pour intimider les casseurs, tout comme les chiens censés tenir à distance les manifestants.
Au total, il y avait deux fois plus de manifestants que le 1er décembre.

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Un membre des forces de l\'ordre tire une grenade lacrymogène à proximité d\'un journaliste, lors de la manifestation des \"gilets jaunes\" à Paris, le 8 décembre 2018.
Un membre des forces de l'ordre tire une grenade lacrymogène à proximité d'un journaliste, lors de la manifestation des "gilets jaunes" à Paris, le 8 décembre 2018. (ALAIN JOCARD / AFP)