"Sécurité globale" : 95 interpellations en France, 67 policiers et gendarmes blessés, selon le bilan définitif du ministère de l'Intérieur

La journée de mobilisation contre la proposition de loi sur la "sécurité globale", samedi, a réuni près de 52 000 personnes dans le pays. 

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Une manifestante brandit une pancarte lors de la mobilisation contre la proposition de loi sur la "sécurité globale" à Metz, le 5 décembre 2020. (NICOLAS BILLIAUX / HANS LUCAS / AFP)

Les manifestations organisées samedi 5 décembre contre la proposition de loi sur la "sécurité globale" ont rassemblé 52 350 personnes, selon le ministère de l'Intérieur. Plus de 90 rassemblements avaient été annoncés en début de journée. Des manifestants "pour les droits sociaux et la liberté" se sont joints à ceux qui s'opposent au texte controversé, maintenant la pression sur l'exécutif.

Selon le bilan définitif du ministère de l'Intérieur, dimanche matin, 95 personnes ont été interpellées en France. De plus, 67 policiers et gendarmes ont été blessés, dont 48 à Paris, a précisé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Le parquet de Paris a de son côté fait état de 25 personnes placées en garde à vue, dont deux mineurs, à Paris, d'après un bilan communiqué à minuit.

Dans la capitale, la progression du cortège a été ralentie par une série d'incidents et d'actes de vandalisme. La manifestation, partie à 14h15 de la porte des Lilas, a atteint son point d'arrivée, place de la République, vers 18 heures, alors que la plupart des participants avaient déjà quitté les rangs.

Sur le chemin, au moins six voitures et un camion stationnés le long de l'avenue Gambetta, dans le 20e arrondissement, ont été incendiés et plusieurs vitrines de banques et agences immobilières ont été endommagées.

Des chantiers ont servi de base d'approvisionnement en projectiles divers et des incendies sporadiques ont été allumés par des groupes vêtus de noir. Enfin, l'évacuation de la place de la République en soirée s'est faite dans un climat très tendu.

Selon une source policière, ces individus étaient au nombre de 400 à 500 au pic de la manifestation parisienne, occupant la tête du cortège. A Paris, 42 personnes ont été interpellées, a indiqué peu après 20 heures la préfecture de police.

Gérald Darmanin dénonce "les casseurs" de la République

"Les casseurs cassent la République", a réagi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à l'issue de la manifestation, faisant état de huit blessés parmi les forces de l'ordre. "Soutien à nos policiers et nos gendarmes, une nouvelle fois très violemment pris à partie", a-t-il écrit sur son compte Twitter au moment où la manifestation était sur le point d'être dispersée. "Leur courage et leur honneur forcent le respect de tous."

Des incidents ont également été signalés à Lyon, Dijon ou encore à Nantes, où deux CRS ont été blessés (dont l'un par un cocktail Molotov), selon la préfecture de Loire-Atlantique.

La première journée de mobilisation contre la proposition de loi sur la "sécurité globale" avait mobilisé le 28 novembre entre 133 000 personnes (selon le ministère de l'Intérieur) et 500 000 (selon les organisateurs). 

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