VIDEO. Référendum d'initiative citoyenne : Bruno Le Maire affirme qu'il faut avoir "le courage de donner la parole au peuple"

"J'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas avoir peur du peuple" et que la "meilleure réponse" à lui apporter était d'avoir "le courage de [lui] donner la parole", a déclaré Bruno Le Maire sur France Inter.

Bruno Le Maire, invité du grand entretien d\'Ali Baddou et Alexandra Bensaid à 8h20 sur France Inter.
Bruno Le Maire, invité du grand entretien d'Ali Baddou et Alexandra Bensaid à 8h20 sur France Inter. (FRANCE INTER / RADIOFRANCE)

"Le référendum, c'est la parole qui est donnée au peuple. Quelle que soit la façon dont on donne la parole au peuple, moi je suis favorable à ce référendum d'initiative citoyenne", a affirmé jeudi 3 janvier sur France Inter, Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie et des Finances. "J'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas avoir peur du peuple et la meilleure réponse au nationalisme, au populisme que l'on dénonce ici ou là tient à la force des réponses que l'on apporte aux problèmes que rencontrent les gens, et le courage de donner la parole au peuple", a-t-il insisté à propos de cette revendication des "gilets jaunes."

"L'année 2019 doit être l'année des choix décisifs pour notre pays"

"La crise, vous ne la voyez jamais venir. Personne n'a vu cette explosion venir tout d'un coup, du jour au lendemain", a admis le ministre de l'Économie. "Les problèmes que posent les 'gilets jaunes', nous avons essayé d'y apporter des solutions, et nous y avons apporté des premières solutions. Qu'elles ne soient pas assez rapides, que les gens ne voient pas les résultats assez rapidement, peut-être. Mais regardez cette question de la rémunération du travail : en mettant en place les heures supplémentaires, en supprimant les cotisations assurance maladie, assurance chômage, en permettant la suppression du forfait social à 20% dès le 1er janvier pour qu'il y ait de l'intéressement pour tous ceux qui travaillent, nous avons commencé à apporter une réponse", s'est-il défendu.

"L'impatience est telle que ça provoque cette crise et cette réaction des 'gilets jaunes'. Nous avons vu venir les difficultés et nous avons été pris de vitesse par un mouvement qui a pris tous les Français de vitesse", a ajouté le ministre de l'Économie et des Finances. Avant de prévenir : "L'année 2019 doit être l'année des choix décisifs pour notre pays".

Le quinquennat commence à entrer véritablement dans le durBruno Le Maireà France Inter

Bruno Le Maire insiste sur le besoin de réformer le système des retraites, les indemnisations chômage et la dépense publique.