TEMOIGNAGE FRANCEINFO. "On a senti un réel danger" : l'un des policiers attaqués dans son fourgon par des manifestants à Lyon raconte

"Ma collègue et moi avons eu peur, ce qui est normal", raconte auprès de franceinfo le policier qui était assis côté passager. Leur véhicule a été violemment pris à partie par des manifestants portant des gilets jaunes, samedi, sur l'autoroute A7.

Des policiers ont été pris à partie par des manifestants, le 16 février 2019 à Lyon, lors d\'une nouvelle mobilisation des \"gilets jaunes\".
Des policiers ont été pris à partie par des manifestants, le 16 février 2019 à Lyon, lors d'une nouvelle mobilisation des "gilets jaunes". ((TWITTER / ALTERNATIVE POLICE))

"Perdre notre sang-froid n'aurait servi à rien." Au lendemain de l'attaque de leur fourgon par des manifestants en marge d'une mobilisation des "gilets jaunes" à Lyon, l'un des policiers témoigne, dimanche 17 février, auprès de franceinfo. "Ma collègue et moi avons eu peur, ce qui est normal", explique-t-il. 

La scène se déroule aux alentours de 16 heures sur l'autoroute A7. "On intervenait sur une mission de sécurisation (...). Nous nous sommes retrouvés dans le flot de manifestants et par conséquent, on a subi le caillassage", raconte le policier qui préfère conserver l'anonymat. "C'est la première fois qu'on est pris à partie par les manifestants. Quand les caillassages n'ont pas cessé et que les vitres du fourgon ont explosé, oui effectivement, on a senti un réel danger", poursuit-il. 

"Ma collègue a été légèrement choquée"

"J'ai eu trop peur", a déclaré, à la fin de l'attaque, la policière qui était au volant. "Ma collègue va mieux, elle a été légèrement choquée, on a longuement débriefé. Ce matin, ça va, elle est au travail comme tous", précise son collègue.

Il a fallu s'extraire de cette situation. Perdre notre sang-froid n'aurait servi à rien. Si on ne les avait pas vu arriver, je ne sais pas comment cela se serait terminé.Le policier attaqué à Lyon dans son fourgonà Lyon

"J'ai décidé de filmer de façon à avoir des visages de manifestants, de certains casseurs", explique le fonctionnaire de police, qui a transmis les images à la justice. Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour "violences avec arme" et "en réunion". Le fonctionnaire de police se réserve le droit de porter plainte : "Il faut que je voie avec ma hiérarchie."