Mortalité routière : ceux qui détruisent les radars "doivent avoir du mal à se regarder le matin dans leur glace", estime Christophe Castaner

La hausse de la mortalité routière en février est due à la dégradation ou la destruction des radars, estime le gouvernement.

Un radar dégradé le 7 décembre 2018 à Nîmes (Gard).
Un radar dégradé le 7 décembre 2018 à Nîmes (Gard). (PHILIPPE THOMAIN / FRANCE-BLEU GARD LOZÈRE)

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a dénoncé, vendredi 29 mars sur franceinfo, "celles et ceux qui ont fièrement détruit" les radars et qui "doivent avoir du mal à se regarder le matin dans leur glace". Pour le gouvernement, l'augmentation des morts sur la route au mois de février est principalement due aux dégradations de radars menées par les anti-80km/h et les "gilets jaunes".

"Il nous faut réparer la France, a affirmé le ministre de l'Intérieur. Quand on voit l'explosion du nombre de morts, quand on voit des morts à proximité des endroits où il y avait des radars, où la présence des radars aurait permis que la mortalité baisse, je crois que celles ou ceux qui ont fièrement détruit ces radars doivent avoir du mal de se regarder le matin dans leur glace parce qu'ils sont aussi responsables de ces morts-là." 75% des radars ont été dégradés depuis le début de la mobilisation des "gilets jaunes".

Le gouvernement entend installer une nouvelle génération de radars : "Notre responsabilité, c'est de réparer ces radars avec des types de radars qui sont différents de ceux qu'on a pu connaître, dans des tubes métalliques plus sécurisés, protégeant le matériel qui fait la photographie et qui permet de constater l'infraction, a-t-il expliqué. À la suite des multiples destructions des radars que nous avons connues ces derniers mois, les automobilistes savent ou pensent qu'ils ne marchent pas. Il y a une très forte augmentation de la vitesse donc des accidents et donc des morts sur les routes", a-t-il dit.