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Mobilisation des "gilets jaunes" en forte baisse : 2 500 manifestants recensés jeudi, soit quatre fois moins qu'un mois plus tôt

La mobilisation semble en baisse à la veille du huitième acte du mouvement des "gilets jaunes". Le ministre de l'Intérieur a demandé aux préfets de libérer les derniers points d'occupation.

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Radio France
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Les "gilets jaunes" mobilisés sont quatre fois moins nombreux qu'il y a un mois (photo d'illustration à Bordeaux, le 19 novembre 2018). (NICOLAS TUCAT / AFP)

Environ 2 500 personnes étaient mobilisées sur toute la France jeudi 3 janvier, soit quatre fois moins qu'un mois plus tôt, le 3 décembre, d'après les informations recueillies par franceinfo vendredi 4 janvier.

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Le ministère de l'Intérieur, dans une note diffusée aux préfets en date du 29 décembre que franceinfo a pu consulter vendredi, fait état d'une "centaine de points de rassemblement signalés sur l'ensemble du territoire national". Christophe Castaner demande par ailleurs aux préfets de communiquer au ministère de l'Intérieur, "chaque jour pour 10 heures et 17 heures, la liste des points d'occupation et les mesures que vous aurez envisagées pour y mettre fin". Dans cette même note, le ministre "demande" aux préfets de "poursuivre [leurs] initiatives opérationnelles jusqu'à la libération complète et définitive des espaces occupés" et vise les "entraves et les gênes à la circulation, notamment aux abords des ronds-points et des zones d'activité économiques, générées par des manifestants qui n'ont pas déclaré au préalable leurs actions".

Évacuations forcées, contraventions... Les préfets ont reçu des consignes

Pour faire partir les manifestants du "domaine public routier", le ministre invite les préfets à prendre "toutes les mesures permettant [leur] départ dans les meilleurs délais", et notamment le recours aux "évacuations forcées, à la saisine de la justice ou aux contraventions de voirie, etc". Ces contraventions de voirie, qui s'appuient sur l'article R. 116-2 du code de la voirie routière, permettent de punir d'une amende de cinquième classe, soit entre 1 500 euros ou 3 000 euros en cas de récidive, ceux qui empiètent sur le domaine public routier sans autorisation, ou "portent atteinte à l'intégrité de ce domaine et de ses dépendances".

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