Marseille : la famille de Zineb Redouane, morte après un tir de grenade lacrymogène, a porté plainte

L'octogénaire avait reçu une grenade lacrymogène en plein visage. Elle est décédée quelques heures après.

Le 2 mars 2019, une marche avait eu lieu à Marseille en hommage à Zineb Redouane.
Le 2 mars 2019, une marche avait eu lieu à Marseille en hommage à Zineb Redouane. (ROSSI DAVID / MAXPPP)

La famille de Zineb Redouane, l'octogénaire morte à Marseille après un tir de grenade lacrymogène pendant une manifestation de "gilets jaunes" le 1er décembre 2018, annonce lundi 15 avril qu'elle a porté plainte pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", rapporte France Bleu Provence.

L'octogénaire était dans son appartement au quatrième étage d'un immeuble et était en train de fermer ses volets lorsqu'elle a été touchée au visage par un projectile. Elle est morte quelques heures après, alors qu'elle avait été opérée en urgence.

L'avocat demande un dépaysement du dossier

L'avocat de la famille a également demandé un dépaysement du dossier. Maître Yacine Bouzrou estime que "le rapport d'autopsie démontre qu'il y a un lien entre la grenade reçue au visage par Mme Redouane et son décès, contrairement aux allégations médiatiques du procureur de Marseille".

Le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, avait affirmé que l'autopsie avait révélé que le "choc facial n'était pas la cause du décès" et que Zineb Redouane avait été "victime d'un arrêt cardiaque sur la table d'opération". Une information judiciaire avait été ouverte pour rechercher les causes de la mort.

Le 2 mars, les proches de Zineb Redouane avaient organisé une marche blanche en sa mémoire.