Manifestation des "gilets jaunes" à Paris : "La situation est très tendue et cela risque de continuer jusqu'en début de soirée"

"Cela était prévisible", a assuré samedi sur franceinfo Loïc Lecouplier, secrétaire national du syndicat de police Alliance.

Des \"gilets jaunes\" manifestent à Paris sur les Champs-Elysées, le samedi 16 mars.
Des "gilets jaunes" manifestent à Paris sur les Champs-Elysées, le samedi 16 mars. (ALAIN JOCARD / AFP)

La manifestation des "gilets jaunes" a dégénéré à Paris, dans le quartier des Champs-Elysées, samedi 16 mars : affrontements avec les forces de l'ordre, magasins pillés, canons à eau actionnés... "La situation est très tendue", a déclaré en début d'après midi sur franceinfo Loïc Lecouplier, secrétaire national du syndicat de police Alliance. "Cela risque de continuer jusqu'en début de soirée. Malheureusement, c'était prévisible", a-t-il affirmé

Selon Loïc Lecouplier, les messages étaient "clairs" sur les réseaux sociaux : des casseurs allaient infiltrer la manifestation. "Nos indicateurs savaient aussi que les black blocs allaient venir ainsi que des gens de nationalités étrangères. On savait donc que cela risquait d'être très fortement agité."

Une soixantaine de personnes interpellées

Les affrontements ont commencé dès 11 heures du matin. "Des individus sont allés au contact des policiers, des gendarmes mobiles, des CRS. Très vite cela a tourné aux dégradations et à l'affrontement." Les forces de l'ordre ont interpellé plus de 80 personnes, dont selon lui un Belge "avec des pétards à fort pouvoir détonnant et interdits en France. Certains sont des black blocs mais portent des gilets jaunes."

La brasserie Fouquet's, classée monument historique, a été endommagée lors des manifestations. "On essaie d'anticiper mais on ne sait pas où cela va se passer. C'est compliqué, on ne peut pas raser les arbres, on ne peut pas dépaver les rues, on ne peut pas détruire Paris parce que depuis 18 week-ends, il y a des mouvements qui se manifestent."