Manifestation à Lyon, ultras à Nantes... A quoi faut-il s'attendre pour le 26e samedi de mobilisation des "gilets jaunes" ?

Une marche en soutien aux enseignants est organisée à Paris, à l'approche des élections européennes et quelques jours avant de fêter six mois de marches hebdomadaires et occupations de ronds-points.

Des \"gilets jaunes\" manifestent le 4 mai 2019 à Bordeaux (Gironde).
Des "gilets jaunes" manifestent le 4 mai 2019 à Bordeaux (Gironde). (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Deux manifestations d'ampleur annoncées à Lyon et Nantes : c'est le programme de la 26e journée de mobilisation des "gilets jaunes", samedi 11 mai, alors que les "gilets jaunes" se cherchent un nouveau souffle. Organisée dans la foulée du 1er-Mai, la précédente journée avait mobilisé moins de 19 000 personnes, selon un décompte du ministère de l'Intérieur régulièrement contesté par les manifestants.

Lyon, épicentre "national" du mouvement

Sauf surprise, c'est la capitale des gaules qui devrait accueillir le rassemblement le plus fédérateur samedi. Plus de 5 300 personnes se disent intéressées par l'événement et 1 200 annoncent participer à cette mobilisation, organisée sur le thème "Contre la privatisation de nos biens publics". Des "gilets jaunes" sont attendus de Besançon ou Marseille notamment, tout comme la figure du mouvement Jérôme Rodrigues.

Anticipant une forte mobilisation, la préfecture du Rhône a élargi le périmètre d'exclusion à quatre zones commerçantes. La manifestation, déclarée, devrait éviter ces secteurs qui concernent les quartiers du Nord-Presqu’île, de Victor Hugo-Perrache, de Part-Dieu et du Vieux-Lyon. Jusqu'ici, seule la zone de la Presqu’île était sécurisée.

Un atelier géant de pancartes, chorale et formation au secourisme est prévu à midi place Bellecour. La mobilisation doit prendre un tour festif le soir, avec notamment un barbecue géant au parc de Gerland.

Des ultras attendus à Nantes

La cité des Ducs est annoncée comme le deuxième épicentre du mouvement samedi. Pour la marche de Nantes, la préfecture de Loire-Atlantique a étendu la ceinture d'interdiction dans le centre-ville. Elle table sur la présence de "2 000 manifestants dont 500 ultras", et déploiera pour l'occasion "un niveau de forces de l'ordre inédit".

Maxime Nicolle, alias Fly Rider, une des principales figures du mouvement, a affirmé qu’il serait sur place. "Le dispositif comporte également, pour la première fois, des contrôles préventifs routiers et ferroviaires dès vendredi soir aux abords en Loire-Atlantique et dans les départements limitrophes", selon la gendarmerie, citée par Le Parisien.

Une marche de soutien aux enseignants à Paris

Comme chaque semaine, les "gilets jaunes" marcheront aussi à Paris, cette fois au départ de Jussieu, "en soutien aux enseignants" pour protester contre la loi Blanquer, deux jours après une mobilisation nationale des fonctionnaires soutenue par les "gilets jaunes". La préfecture leur a de nouveau fermé l'accès aux Champs-Elysées, dans un périmètre comprenant l'Elysée et l'Assemblée nationale, ainsi que le secteur de Notre-Dame.

A Strasbourg, un contre-meeting face à Nathalie Loiseau

Le groupe "Gilets Jaunes Alsace" appelle à se rassembler samedi devant le Palais des congrès de Strasbourg, où la tête de liste LREM pour les européennes, Nathalie Loiseau, tient un meeting dans l'après-midi avec Edouard Philippe. Le texte de l'appel évoque un "contre-meeting" face au "parti de Macron, président des riches", qui "vient ce samedi faire sa propagande".

Des événements festifs et des manifestations interdites dans d'autres villes

Dès vendredi soir, une marche nocturne de "gilets jaunes" est organisée à Douai (Nord), comme auparavant à Dunkerque et Cambrai. A Grabels (Hérault) un festival "Jaune" est organisé samedi et dimanche et une fête sur le rond-point de Pont-de-l'Etoile près de Marseille.

Des périmètres seront également interdits aux manifestants dans les centre-villes de Dijon, Orélans, Toulouse, où plus de 1 000 personnes sont attendues, ou bien encore Lille. "Tout regroupement sera donc proscrit entre le boulevard de la Liberté, la rue Nationale et les deux gares centrales sur l'itinéraire composé des artères suivantes, ainsi qu'à l'intérieur du périmètre de cet itinéraire", précise la préfecture de la capitale des Flandres.