Loi mobilités : désenclaver les régions

La loi mobilité dit apporter des réponses aux territoires abandonnés, dont sont issus une majorité de "gilets jaunes". La ministre promet un gros effort pour les transports, la remise en état du réseau ferroviaire et un désenclavement routier.

France 3

Parmi les inquiétudes des automobilistes, "gilets jaunes" ou pas, l'état des routes en France est régulièrement cité. Le gouvernement a annoncé, lundi 26 novembre, son projet de loi mobilité, qui prévoit d'augmenter de 40% les budgets consacrés aux transports durant le quinquennat. 500 millions d'euros annuels avaient déjà été estimés pour l'entretien de nos infrastructures routières. Le gouvernement vient d'annoncer, avec la loi mobilité, qu'un milliard d'euros supplémentaires sur dix ans sera dévolu au seul désenclavement routier des territoires qui en ont le plus besoin, comme la Lozère, le Cantal ou les Pyrénées-Orientales.

Renoncer à la voiture individuelle

Il n'y pas que la route qui est concernée par la loi mobilité. 2,6 milliards d'euros seront investis pour augmenter l'offre de trains du quotidien. L'effort sera fait plutôt sur les TER que sur les TGV. Le gouvernement souhaite également assouplir les règles qui encadrent l'autonomie des collectivités locales, afin de leur permettre de développer des formes alternatives de transports, comme le covoiturage. Le texte reste cohérent avec la politique environnementale du gouvernement pour encourager les automobilistes à renoncer à la voiture individuelle.

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La ministre des Transports, Elisabeth Borne, le 21 novembre 2018 à Paris. 
La ministre des Transports, Elisabeth Borne, le 21 novembre 2018 à Paris.  (ALAIN JOCARD / AFP)