"Loi anti-casseurs" : la députée rapporteuse du texte, menacée de mort, indique qu'elle va porter plainte

Alice Thourot, députée LREM de la Drôme, a expliqué, mercredi sur France Bleu Drôme-Ardèche, avoir également reçu des appels menaçant à sa  permanence, ainsi que des tentatives "d'intimidations" via les réseaux sociaux.

La députée de la Drôme Alice Thourot, le 5 février 2019, à l\'Assemblée nationale, à Paris.
La députée de la Drôme Alice Thourot, le 5 février 2019, à l'Assemblée nationale, à Paris. (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

Début janvier, une lettre menaçant Alice Thourot de venir la "chercher" chez elle avec "des fusils d'assaut" lui a été envoyée, affirme la députée LREM de la Drôme. La rapporteuse de la "loi anti-casseurs" a également reçu des insultes quotidiennes, rapporte France Bleu Drôme-Ardèche, mercredi 13 février.

L'élue n'a pas souhaité partager la lettre en question sur les réseaux sociaux, car "publier c'est donner de l'importance à ceux qui écrivent", explique-t-elle, au micro de France Bleu Drôme-Ardèche. Elle précise néanmoins qu'elle va "porter plainte" dans les jours qui viennent. Selon elle, l'auteur de la lettre de menace de morts qu'elle a reçue aurait également envoyé d'autres courriers à des députés, ainsi qu'à trois ministres.

Harcelée par téléphone et sur les réseaux sociaux

Le répondeur téléphonique de sa permanence, située à Montélimar, a été saturé de messages anonymes pendant plusieurs jours, tels que : "Tu sais de quoi on est capable." Depuis plus de deux mois, maintenant, la députée dit vivre dans un climat de "tension" et se dit beaucoup plus précautionneuse concernant ses déplacements, notamment les jours de manifestation. 

Alice Thourot précise avoir reçu également des "intimidations" sur les réseaux sociaux et par mail. Pour la députée, "c'est vraiment notre modèle démocratique qui est remis en cause""Il faut dénoncer ce qui se passe. Le condamner, le dire, pour que cela s'arrête", affirme la députée LREM.