"Le choc psychologique est important" témoigne le journaliste du "Républicain lorrain" agressé par un "gilet jaune"

Alain Morvan a reçu un violent coup à l'abdomen vendredi lors d'un reportage sur un rassemblement mosellan.

Des \"gilets jaunes\" sur un rond-point de Longevilles-lès-Saint-Avold, en Moselle.
Des "gilets jaunes" sur un rond-point de Longevilles-lès-Saint-Avold, en Moselle. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

"J'étais en train de prendre une photo et il s'est pointé à 5 cm de mon nez. Très clairement, il m'a dit : 'J'en n'ai rien à foutre que tu sois journaliste, tu dégages'", témoigne dimanche 20 janvier sur franceinfo Alain Morvan, journaliste au Républicain lorrain, agressé physiquement par un "gilet jaune" vendredi 18 janvier, alors qu'il faisait un reportage sur un rassemblement à Longeville-lès-Saint-Avold, en Moselle.

Pour le reporter, qui a notamment reçu un violent coup de pied à l'abdomen, "le choc psychologique est important". Il a été confronté dimanche matin à son agresseur, interpellé et placé en garde à vue après les faits. "Il s'excuse, il regrette son geste", assure Alain Morvan.

J'ai eu l'occasion de faire différents types de reportages en situation de catastrophes, j'ai fait des manifs de métallos, de mineurs, et je n'ai jamais eu ce niveau d'hostilité vis-à-vis de moi et vis-à-vis du journaliste que je suis. Jamais.Alain Morvanà franceinfo


"Mais je n'aurai aucune difficulté, à l'avenir, à retourner sur un rond-point", assure le journaliste. "C'est aussi le message que j'ai voulu lui passer. Quand il a voulu me repousser en-dehors du rond-point je lui ai dit : Je vais rester là et je vais faire mon métier".

Alain Morvan a porté plainte pour "violences volontaires". Le Républicain lorrain, qui a consacré samedi sa "une" à cette "agression insupportable", a également annoncé son intention de porter plainte.