Interpellation d'Eric Drouet : le syndicat Unité SGP Police-FO dénonce les propos tenus à l'encontre des policiers

Le syndicat demande des excuses publiques et l'ouverture d'enquêtes.

Eric Drouet lors de l\'acte 6 de la mobilisation des \"gilets jaunes\", le 22 décembre 2018 à Paris.
Eric Drouet lors de l'acte 6 de la mobilisation des "gilets jaunes", le 22 décembre 2018 à Paris. (YANN BOHAC / SIPA)

"Les hommes politiques seraient-ils au-dessus des lois ?" Dans un communiqué publié jeudi 3 décembre, le syndicat Unité SGP Police-FO dénonce les propos tenus par des "personnages dits 'publics' dont des élus" à l'encontre des policiers après l'interpellation et le placement en garde à vue d'Eric Drouet, l'un des leaders des "gilets jaunes".

Le syndicat demande, dans un premier temps, des excuses publiques, puis que des enquêtes soient ouvertes, annonce le secrétaire général du syndicat. "Il est inacceptable d'entendre de telles qualifications à l'encontre [des policiers]", déplore le syndicat, qui cite Gilbert Collard "osant traiter la police de fasciste" et La France insoumise "la traitant de police politique".

Interrogé sur LCI, Gilbert Collard a déclaré que ce qui est "fascisant", c'est "d'utiliser la loi par ordre donné aux fonctionnaires de police, qui eux n'y sont pour rien, pour exercer une pression". Les fonctionnaires de police "exercent un métier de plus en plus difficile et doivent faire face à de plus en plus de violences à leur encontre", déplore Unité SGP Police-FO.