INFO FRANCE 3. "Gilets jaunes" : le directeur de la police nationale rappelle aux policiers les conditions d'utilisation du flash-ball

Dans un document que France 3 s'est procuré, le préfet Eric Morvan "demande" aux policiers "de veiller rigoureusement au respect des conditions opérationnelles" de cette arme.

Un policier tient un lanceur de balles de défense, le 29 décembre 2018, lors d\'une manifestation des \"gilets jaunes\", sur les Champs-Elysées à Paris.
Un policier tient un lanceur de balles de défense, le 29 décembre 2018, lors d'une manifestation des "gilets jaunes", sur les Champs-Elysées à Paris. (KARINE PIERRE / HANS LUCAS / AFP)

Les lanceurs de balles de défense sont accusés d'avoir fait de nombreux blessés pendant les manifestations des "gilets jaunes" et leur utilisation régulière par les policiers soulève de nombreuses questions. Face à la polémique, le directeur général de la police nationale, le préfet Eric Morvan, a envoyé mardi 15 janvier un télégramme à ses troupes, que France 3 s'est procuré. Dans ce document, il rappelle les conditions d'utilisation du flash-ball au cours des opérations de maintien de l'ordre.

Le lanceur de balles de défense de calibre 40 mm (LBD 40) "peut être employé lors d'un attroupement (...) en cas de violences (...), à l'encontre des forces de l'ordre" ou "si elles ne peuvent défendre autrement le terrain qu'elles occupent", écrit le patron de la police nationale. "Ces circonstances correspondent aux émeutes urbaines auxquelles les policiers sont actuellement confrontés", poursuit-il.

Le tireur ne doit viser que le torse et les membres

"Le LBD peut constituer une réponse adaptée pour dissuader ou neutraliser une personne violente et/ou dangereuse", ajoute-il. Mais le préfet "demande" aux policiers "de veiller rigoureusement au respect des conditions opérationnelles" de cette arme. "Les intervalles de distance (...) doivent être respectés." Le policier manipulant le LBD 40 "ne doit être porteur que d'un seul type de munition". "Le tireur ne doit viser exclusivement que le torse ainsi que les membres supérieurs ou inférieurs."

"Après un tir et en cas d'interpellation, dès que l'environnement opérationnel le permet", ajoute le directeur général de la police nationale, "il convient de s'assurer de l'état de santé de la personne et de la faire prendre en charge médicalement si son état de santé le justifie."

Eric Morvan "demande" le "respect très strict des dispositions contenues dans ce message et de donner des instructions impératives afin qu'elles soient rappelées lors des briefings opérationnels précédant chaque opération de maintien de l'ordre".