Histoire d'amour, nouveaux amis, nouveau travail... Le mouvement des "gilets jaunes" a changé la vie de certains manifestants
"Gilet jaune" de la première heure, Anthony Langlet, 29 ans, est sorti du chômage, poussé par les encouragements des personnes qu'il a rencontrées pendant les manifestations.
Cela fait presque cinq mois, jour pour jour, que les "gilets jaunes" se mobilisent tous les week-ends partout en France. Le mouvement a marqué le quinquennat d’Emmanuel Macron, qui s'exprimera lundi 15 avril à 20h à la radio et à la télévision pour livrer ses conclusions du grand débat, mais a aussi bouleversé la vie de manifestants.
La fin de deux ans de chômage
Anthony Langlet, 29 ans, est un "gilet jaune" picard de la première heure. Il habite Albert, près d’Amiens. Au chômage pendant deux ans, il entame une nouvelle vie grâce au mouvement. "Je ne voyais personne, je ne travaillais plus, j’étais renfermé sur moi-même, explique-t-il. Et quand j’ai entendu parler du mouvement, le 17 novembre, je me suis dit 'Pourquoi pas ?' Je suis arrivé là-bas et j’avais l’impression que tout le monde se connaissait."
Poussé par d’autres "gilets jaunes", Anthony Langlet est sorti de son isolement. Aujourd’hui, il suit une formation de remise à niveau dans un supermarché d’Albert pour ensuite trouver du travail dans la vente. "On est la famille des 'gilets jaunes'", se réjouit le jeune homme.
C’est un début de changement de vie, et c’est grâce à des 'gilets jaunes' qui m’ont encouragé.
Anthony Langletà franceinfo
En fréquentant les ronds-points et les manifestations du samedi, Anthony Langlet a aussi vécu une brève histoire d’amour et connu des expériences parfois insolites. "J’ai été interviewé par la télévision coréenne, raconte-t-il. C’est quand même fou dans une petite ville comme Albert ! Ce qui est drôle, c’est que maintenant quand je rentre dans une boulangerie, parfois on me reconnaît."
Le gilet jaune toujours à portée de main
Depuis qu’il a débuté son stage, le Picard s’implique un peu moins dans le mouvement. Pourtant, le gilet n’est jamais loin, même quand il travaille. "Il est accroché derrière la porte, je n’ai qu’à tendre la main pour l’attraper." Malgré sa formation, Anthony Langlet l’assure : dès qu’il a un peu de temps pour lui, il enfile son gilet pour aller retrouver sa "nouvelle famille."
Commentaires
Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.