Grand débat national : des doutes et des questions

Annoncé mi-décembre en plein conflit des "gilets jaunes", le grand débat national annoncé par Emmanuel Macron a suscité beaucoup d'attente dans les communes rurales. Les élus locaux ont joué le jeu en mettant en place des cahiers de doléances, mais le flou qui entoure l'organisation du débat les rend tous sceptiques. 

FRANCE 3

C'est une petite commune rurale de la région parisienne : Les Molières (Essonne), 2 000 habitants et une trentaine de lettres de doléances qui ont atterri dans la salle du conseil municipal. Un sentiment d'injustice, mais aussi de déclassement, à seulement 30 km de Paris. Le maire est volontaire pour participer au débat national, mais il s'interroge sur la méthode et regrette que certaines thématiques aient été écartées du débat.

Le maintien de la taxe d'habitation pour les plus aisés, une fausse bonne idée

Pas question de revenir, par exemple, sur les questions sociétales. En revanche, Emmanuel Macron propose d'aborder le maintien de la taxe d'habitation pour les 20% les plus riches. Une fausse bonne idée, selon certains "gilets jaunes". À l'épicerie du village, on paie en monnaie locale. Voilà une des nombreuses idées que les habitants souhaiteraient proposer. Les attentes liées au débat sont fortes, mais tout le monde reste sceptique. En attendant, le maire des Molières ira remettre les doléances de ses administrés lundi 14 janvier à l'Assemblée nationale.

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Des \"gilets jaunes\" débattent sur un rond-point où a été déposé un cahier de doléances, à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), le 20 décembre 2018.
Des "gilets jaunes" débattent sur un rond-point où a été déposé un cahier de doléances, à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), le 20 décembre 2018. (VALERY HACHE / AFP)