Gironde : le désarroi des commerçants touchés par la mobilisation des "gilets jaunes"

Le gouvernement a promis de ne pas laisser tomber les commerçants touchés par la mobilisation des "gilets jaunes". 3 200 patrons ont demandé un étalement des charges sociales.

À Bordeaux (Gironde), les rues portent les stigmates des treize samedis de manifestation. Le 12 janvier dernier, l'agence de Sylvie Cron est mise à sac, depuis, les parpaings pour protéger la devanture n'ont pas bougé. Les dégâts se chiffrent à plusieurs milliers d'euros et les assurances se renvoient la balle. "Pour l'instant on n'a rien touché", rapporte la chef d'entreprise. Elle décrit un sentiment d'abandon.

"On va être obligé de faire appel à du chômage technique"

À quelques mètres de là, même amertume pour Ludovic Roger. Le gérant d'un restaurant situé sur le parcours de la manifestation a perdu 20 000 euros de trésorerie en trois mois. Son assurance ne prévoir pas de compenser ses pertes. "On va être obligé de faire appel à du chômage technique, à des licenciements", annonce le patron. Pour les assurances, la fréquence des manifestations et le traitement au cas par cas expliquent les délais d'indemnisations. La plupart des commerçants demandent une exonération totale de leurs charges depuis le début des manifestations. 

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Des manifestants défient les forces de l\'ordre, le 2 février 2019 à Bordeaux (Gironde).
Des manifestants défient les forces de l'ordre, le 2 février 2019 à Bordeaux (Gironde). (GEORGES GOBET / AFP)