"Gilets jaunes" : le policier qui a fait un malaise cardiaque samedi à Paris est toujours dans le coma

Le fonctionnaire, "un policier d'une compagnie d'intervention parisienne", a été "conduit en milieu hospitalier" après son malaise.

Les pompiers évacuent le policier victime d\'un malaise cardiaque place de la République à Paris, le 23 mars 2019. 
Les pompiers évacuent le policier victime d'un malaise cardiaque place de la République à Paris, le 23 mars 2019.  (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)

Un massage cardiaque qui a duré d'interminables minutes. La manifestation des "gilets jaunes" touchait à sa fin, samedi 23 mars, à Paris, quand un policier a fait un malaise cardiaque sur la place de la République, vers 18 heures. Les premiers soins lui ont été prodigués sur place. "J'ai vu des 'street medics' courir à toute vitesse pour lui porter secours et commencer à lui faire un massage cardiaque", raconte Maxime Reynié, un photographe du studio de photojournalisme Hans Lucas, qui a assisté à la scène. Les pompiers ont ensuite pris leur relève, protégés par un cordon de policiers, suivis par le Samu. "Le policier a finalement été évacué après vingt minutes de massage cardique", rapporte Maxime Reynié. 

Le fonctionnaire, "un policier d'une compagnie d'intervention parisienne", a été "conduit en milieu hospitalier", a précisé la préfecture de police de Paris en début de soirée samedi. Son état est jugé "très sérieux".

Dimanche à la mi-journée, une source policière indique que, malgré la "qualité du massage cardiaque"  que le fonctionnaire de police a reçu, son "pronostic vital reste engagé" et "pour plusieurs jours encore". L'homme, âgé de 49 ans, est traité pour une infection pulmonaire et est toujours dans le coma.

"Je veux avoir une pensée particulière pour le policier victime d'un grave malaise cardiaque place de la République", a confié samedi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner au moment de conclure son bilan de la journée, expliquant qu'il suivait "de près" l'évolution de l'état de santé du fonctionnaire.