"Gilets jaunes" : un dispositif policier inadapté

Les policiers ont été débordés, samedi 1er décembre. Le dispositif n'était visiblement pas au point. Comment éviter que ces violences se reproduisent lors des prochains rassemblements ?

Comment les forces de l'ordre ont pu être à ce point débordées, samedi 1er décembre ? Ils étaient 4 600 policiers et gendarmes à être déployés dans les rues de la capitale. Une bonne partie était en position statique près des lieux de pouvoir et d'autres étaient essentiellement déployés pour la sécurité des grands magasins et des Champs-Elysées. Mais très vite, sur le boulevard Haussamnn, à Bastille, près du palais Garnier ou aux Tuileries, la violence des manifestants s'exprime partout dans Paris.

Éviter les dommages humains

Pour les syndicats de police, le pari du maintien de l'ordre était impossible. "Ce que nous demandons c'est de mettre des militaires sur les points de protection du pouvoir et laisser les forces mobiles pouvoir traquer et neutraliser les casseurs.", explique Patrice Ribeiro, le secrétaire général Synergie Officiers. Le maintien de l'ordre à la française, c'est avant tout éviter les dommages humains parmi les manifestants. 

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Des casseurs renversent un véhicule lors de la troisième journée de mobilisation nationale des \"gilets jaunes\", le 1er décembre 2018, à Paris.
Des casseurs renversent un véhicule lors de la troisième journée de mobilisation nationale des "gilets jaunes", le 1er décembre 2018, à Paris. (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)