"Gilets jaunes" : un coup de pouce pour les centres-villes

Plusieurs communes ont débloqué des fonds et redoublé d'imagination pour attirer le chaland.

FRANCE 3

À Charleville-Mézières (Ardenne), le samedi, les rues du centre-ville sont investies par les manifestants, mais désertées par les clients. Mohammed Raoudi, gérant d'une boutique de vêtements a perdu en quelques mois entre 30 et 40% de son chiffre d'affaires. La ville cherche donc à inciter les touristes et les habitants à revenir le samedi. Alors, pour relancer le commerce, elle a débloqué plus de 200 000 euros, dont 150 000 pris en charge par l'État. L'argent ne sera pas directement reversé aux commerçants, mais servira à financer des animations.

Les clients ont changé leurs habitudes

"L'objectif est de convaincre les clients que l'on peut revenir, que la situation est redevenue normale (...) Il faut permettre à l'activité économique de reprendre un cours normal", explique l'adjoint au maire Patrick Fostier. Stéphane Gillard, buraliste, se dit soulagé après plusieurs samedis difficiles. La directrice de la librairie Rimbaud, Geneviève Lamour, estime que l'effet sera bénéfique, mais limité, car depuis octobre, les clients ont changé leurs habitudes de consommation. En moyenne, les commerçants de Charleville-Mézières ont perdu 35% de leur chiffre d'affaires depuis le début des manifestations.

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Des \"gilets jaunes\" à Rochefort (Charente-Maritime), le 24 novembre 2018.
Des "gilets jaunes" à Rochefort (Charente-Maritime), le 24 novembre 2018. (XAVIER LEOTY / AFP)