"Gilets jaunes" : quelles conséquences au sein des entreprises ?

À Nantes (Loire-Atlantique), la colère sociale s'est imposée au coeur des discussions de la PME STIA.

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France 2

Chez STIA, une entreprise industrielle de 35 salariés, chacun a son avis sur le mouvement des "gilets jaunes". Au niveau de l'atelier, ce technicien, en veste jaune pour des raisons de sécurité, comprend les revendications, les soutiens, mais s'inquiète des débordements. "Ils ont besoin de structuration", dit-il. Tout le monde ne soutient pas le mouvement. Son collègue intérimaire, lui, ne veut pas qu'il ait un impact sur son emploi. "J’aimerais juste qu'ils ne nous empêchent pas d'aller travailler", témoigne-t-il. La discussion sur les "gilets jaunes", omniprésente, se prolonge chaque jour pendant la pause déjeuner. 

La crainte d'une perte de confiance 

Comme souvent, le patron s'invite et les questionne, notamment sur le durcissement du mouvement. Les salariés sont partagés, ils ne savent pas vraiment s'ils doivent prendre au sérieux le mouvement, le soutenir ou en avoir peur. Du côté de l'administration, certains employés ont le sentiment que les revendications sociales du mouvement doivent se jouer au sein des entreprises plutôt que dans la rue. Le patron comprend les difficultés des "gilets jaunes", mais s'inquiète tout de même. "On peut avoir un effet tache d'huile et avoir des salariés qui deviennent un peu plus revendicatifs", explique-t-il. Cette crainte de crispation, de perte de confiance au sein de cette PME est une inquiétude, d'autant plus que les blocages commencent à retarder certaines livraisons. 

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Des \"gilets jaunes\" néerlandais manifestent à La Haye (Pays-Bas) contre le coût de la vie et l\'augmentation du prix des carburants, le 1er décembre 2018. 
Des "gilets jaunes" néerlandais manifestent à La Haye (Pays-Bas) contre le coût de la vie et l'augmentation du prix des carburants, le 1er décembre 2018.  (NIELS WENSTEDT / AFP)