"Gilets jaunes" : six personnes suspectées d'avoir forcé l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux le 5 janvier placées en garde à vue

Cette intrusion violente avait contraint le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre à être évacué de ses bureaux, situés rue de Grenelle à Paris.

La porte du ministère de Benjamin Griveaux, le 6 janvier 2019 au lendemain du huitième samedi de mobilisation des \"gilets jaunes\". 
La porte du ministère de Benjamin Griveaux, le 6 janvier 2019 au lendemain du huitième samedi de mobilisation des "gilets jaunes".  (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Quatre personnes soupçonnées d'avoir forcé avec un chariot élévateur l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, le 5 janvier, lors du huitième samedi de mobilisation des "gilets jaunes", ont été interpellées mardi 12 février, a appris franceinfo auprès du parquet de Paris. En plus de ces personnes, deux autres ont été placées en garde à vue mardi matin, a appris franceinfo par le parquet de Paris.

Une quinzaine de personnes, dont certaines portaient un gilet jaune, avaient enfoncé la porte du ministère du porte-parole du gouvernement, à l’aide d’un engin de chantier. Cette intrusion violente avait contraint le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre à être évacué de ses bureaux, situés rue de Grenelle à Paris. Il avait plus tard qualifié l'attaque d'"inadmissible".

Des interpellations en Ile-de-France et dans le Nord

Ces personnes ont été retrouvées grâce à l'exploitation de la vidéoprotection, des prélèvements d'empreintes de main et d'ADN et des témoignages, précise le parquet de Paris. Il n'y a pas eu de résistance au moment des interpellations. Les quatre premiers hommes qui ont été placés en garde à vue dans cette affaire, ont été interpellés dans le Val-de-Marne, le Val-d'Oise, les Yvelines et le Nord. Ils ont entre 22 et 54 ans.

Christophe Castaner a réagi sur Twitter en saluant "la remarquable mobilisation de la police judiciaire, avec les moyens de la police technique et scientifique". "Pas d’impunité pour les ennemis de la République", a ajouté le ministre de l'Intérieur.