"Gilets jaunes" : "Qu'il y ait du monde ou pas, la balle est dans le camp du président", affirme un porte-parole du mouvement

Après une 17e journée de manifestations marquée samedi par une baisse de la mobilisation, Benjamin Cauchy, porte-parole des "gilets jaunes" libres, estime cependant que "le message est bel et bien ancré dans les esprits". 

Benjamin Cauchy, le 7 décembre 2018 à Paris.
Benjamin Cauchy, le 7 décembre 2018 à Paris. (MAXPPP)

La 17e journée de mobilisation des "gilets jaunes", samedi 9 mars, s'est soldée par une baisse de la mobilisation. En effet, 28 600 personnes ont manifesté dans toute la France selon le ministère de l'Intérieur, soit la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement. "Qu’il y ait du monde ou pas dans la rue, maintenant la balle est dans le camp du président", a estimé sur franceinfo Benjamin Cauchy, porte-parole des "gilets jaunes" libres.

Le grand débat, du "prosélytisme"

"Effectivement, il y a moins de monde dans les rues, reconnaît Benjamin Cauchy, mais le message des 'gilets jaunes' est bel et bien ancré dans les esprits." La baisse de la mobilisation ne lui paraît pas être un coup dur pour les revendications du mouvement. "Ce qu’on attend, ce n’est pas qu’il y ait du monde dans la rue. Ce qu’on attend, c’est que le gouvernement bouge enfin. Clairement le président de la République prend en otage les retraités, les handicapés et les invalides en continuant à ne pas indexer leurs pensions au coût de la vie."

Benjamin Cauchy ne se dit pas satisfait par les réponses apportées par le président de la République depuis le début du mouvement. "Il fait du prosélytisme avec son grand débat, tel un télé-évangéliste américain", accuse-t-il. L'arrivée à son terme de la consultation, le 15 mars, est pour lui un ultimatum envers le gouvernement. "Il est important qu'il prenne des décisions et pose des actes forts. Nous n'allons pas faire perdurer ce simulacre de débat jusqu'au 26 mai, date des élections européennes."