"Gilets jaunes" : plusieurs figures du mouvement maintiennent l'appel à manifester samedi

Un point-presse était symboliquement organisé devant la salle du Jeu de paume, à Versailles, l'un des hauts lieux de la révolution de 1789.

Une manifestation des \"gilets jaunes\" sur les Champs-Elysées, le 8 décembre 2018, à Paris.
Une manifestation des "gilets jaunes" sur les Champs-Elysées, le 8 décembre 2018, à Paris. (N.E. / NURPHOTO / AFP)

Ils adressent une fin de non-recevoir à l'appel du gouvernement à ne pas se mobiliser ce week-end. Les "gilets jaunes" "manifesteront samedi" à travers la France, ont déclaré jeudi 13 décembre plusieurs figures du mouvement, lors d'un point-presse symboliquement organisé devant la salle du Jeu de Paume à Versailles (Yvelines), l'un des hauts lieux de la révolution de 1789.

"Non seulement les gens" sont plus mobilisés "que jamais", mais à la suite de l'allocution d'Emmanuel Macron lundi, "des personnes qui ne participaient pas" au mouvement jusqu'ici "ont décidé de participer", a indiqué Maxime Nicolle, réfutant tout essoufflement du mouvement.

Les Français "épuisés par une pression fiscale colossale"

A ses côtés se trouvait Priscillia Ludosky, auto-entrepreneuse qui avait lancé la pétition contre la hausse des taxes sur les carburants, à l'origine de la contestation lancée début novembre. Ils ont notamment appelé le gouvernement à aller bien plus loin dans la baisse des impôts et taxes, disant les Français "épuisés par une pression fiscale colossale", et à accepter le principe de référendums sur des questions proposées par la population.

Dans un communiqué diffusé avant la conférence de presse par Priscillia Ludosky, ils avaient jugé "insuffisantes" les mesures annoncées lundi par Emmanuel Macron pour tenter d'apaiser la contestation (hausse de 100 euros par mois pour les travailleurs au smic ou un peu plus, notamment).

Jeudi matin, le gouvernement, par la voix de son porte-parole Benjamin Griveaux, a appelé les "gilets jaunes" à être "raisonnables" après l'attaque meurtrière de mardi soir à Strasbourg et à "ne pas manifester", en précisant n'avoir "à ce stade pas décidé d'interdire" leurs manifestations.