"Gilets jaunes" : moins nombreux, mais toujours aussi déterminés

J-1 avant un acte V de la mobilisation des "gilets jaunes". Le gouvernement a appelé à ne pas manifester samedi 15 décembre. Certaines figures de la contestation elles-mêmes jugent que le temps du dialogue est venu, tandis que d'autres veulent poursuivre la lutte.

France 3

Dans la nuit glaciale, près de Besançon (Doubs), ils se motivent, à un jour de l'acte V, samedi 15 décembre. La mobilisation des "gilets jaunes" perdure depuis le 17 novembre dernier. Ni les annonces du président ni l'attentat de Strasbourg (Bas-Rhin) cette semaine n'ont calmé les ardeurs. La trêve n'est pas d'actualité. Alors, des politiques tentent de calmer le jeu. Beaucoup de maires ouvrent les portes de leur mairie, comme Alain Juppé, qui a reçu des "gilets jaunes" pour écouter leurs doléances.

Ne pas se contenter des annonces

Être une oreille, c'est aussi la mission que s'est donnée le député de La France insoumise François Ruffin dans sa tournée des ronds-points. "Si j'étais monsieur Macron en visite sur le rond-point, qu'est-ce que vous me diriez ?", s'enquiert-il. Le fossé se creuse. À la veille du cinquième samedi de manifestation, les "gilets jaunes" gardent leurs ronds-points. Pour beaucoup, s'arrêter faire une pause, c'est se contenter des annonces. Mais eux, ils veulent plus.

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A Bordeaux, une manifestante arbore ici un gilet jaune avec un autocollant représentant une plaque d’immatriculation. \"Coup de pompe 17 novembre 2018\", peut-on y lire. 
A Bordeaux, une manifestante arbore ici un gilet jaune avec un autocollant représentant une plaque d’immatriculation. "Coup de pompe 17 novembre 2018", peut-on y lire.  (GEORGES GOBET / AFP)