"Gilets jaunes" : Macron lâche du lest en vue des réformes à venir

Emmanuel Macron a attaqué lundi 10 décembre ses opposants, accusés de vouloir mettre de l'huile sur le feu. Il en aussi profité pour s'excuser pour ses propos qui ont pu heurter les Français.

France 3

C'est un mea culpa. Emmanuel Macron était pressé de toutes parts de faire preuve d'humilité pour corriger son image de président arrogant. Ce président orgueilleux a dû se faire violence pour le faire. Le mea culpa était attendu, peut-être même surjoué. Mais le chef de l'État a senti qu'il était nécessaire qu'il le fasse et il l'a fait.

Il copie Hollande et Sarkozy

Emmanuel Macron a décrété "l'état d'urgence social". François Hollande avait employé cette formule il y a trois ans. Pour la défiscalisation des heures supplémentaires, il pioche dans le répertoire de Nicolas Sarkozy.

Il y a un tournant sur le smic et la CSG. Le but, c'est de lâcher sur certaines mesures pour résister sur d'autres. L'ISF, c'est son totem. Céder sur l'ISF, c'était signer un peu l'impuissance d'un président pour conduire les réformes à venir, notamment celle des retraites, qui risque d'être semée d'embûches.

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Le président de la République, Emmanuel Macron, lors de son allocution depuis l\'Elysée, à Paris, le 10 décembre 2018.
Le président de la République, Emmanuel Macron, lors de son allocution depuis l'Elysée, à Paris, le 10 décembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)