"Gilets jaunes" : les réactions politiques

L'opposition est vent debout après les violences qui ont secoué Paris ce samedi 1er décembre. Certaines personnalités politiques réclament même la dissolution de l'Assemblée nationale.

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France 3

Pour Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, les responsables des affrontements avec les forces de l'ordre samedi 1er décembre à Paris sont "des professionnels du désordre, des casseurs". "Je suis fier des 66 000 hommes qui sont mobilisés pour apporter de la sécurité à tous. Leur première mission, c'est de protéger les "gilets jaunes" qui font des manifestations qui ne sont jamais déclarées. Celles et ceux qui ont appelé à venir sur les Champs-Élysées (...) doivent aussi assumer leurs responsabilités", a-t-il déclaré sur TF1. Auprès des forces de l'ordre ce samedi soir, le Premier ministre Édouard Philippe a tenu à les assurer de son total soutien.

Laurent Wauquiez demande un référendum

Pour l'opposition, l'exécutif a sa part de responsabilités. Depuis Marseille (Bouches-du-Rhône), Jean-Luc Mélenchon, président de la France Insoumise, propose au président Macron la dissolution de l'Assemblée nationale. Quant à Laurent Wauquiez, président des Républicains, il propose un référendum sur "l'ensemble des mesures prises par le président de la République, dont les hausses de taxes". Sur Twitter, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, demande au président de la République "de recevoir les chefs de partis politiques d'opposition" quand il sera de retour du G20. Anne Higaldo, la maire de Paris, s'est aussi exprimée sur les dégradations. "Il y a un sujet aussi social dans le pays, il va falloir que les autorités nationales ouvrent des négociations", a-t-elle prévenu.

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Le président de la République Emmanuel Macron s\'est exprimé sur les manifestations des \"gilets jaunes\" depuis l\'Argentine ou se tient le G20, le 1er décembre 2018.
Le président de la République Emmanuel Macron s'est exprimé sur les manifestations des "gilets jaunes" depuis l'Argentine ou se tient le G20, le 1er décembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)