"Gilets jaunes" : les irréductibles du Puy-en-Velay

Au Puy-en-Velay (Haute-Loire), la colère s'est à plusieurs reprises transformée en violence. Mais les manifestants ne sont pas convaincus par les mesures annoncées. 

FRANCE 2

Au Puy-en-Velay (Haute-Loire), les annonces de lundi 10 décembre au soir n'ont pas calmé la colère des "gilets jaunes". Sur un rond-point, une dizaine d'entre eux a décidé de poursuivre la mobilisation. Les visages sont fermés et dans toutes les conversations le discours d'Emmanuel Macron est présent. Ils se disent tous prêts à rester mobilisés "autant de temps qu'il le faudra". Ils réclamaient d'être entendus, mais pour eux, le mea culpa du chef de l'État ne suffit pas. "On est toujours sur quelque chose de théâtral et qui ne semble pas correspondre à une réalité", explique un manifestant.

Des violences qui ont marqué les habitants

Quant aux mesures annoncées, comme les 100 € pour le smic, ils disent que ce n'est "rien" quand ils enlèvent tout ce qu'ils ont à payer. Dans la ville, le mouvement des "gilets jaunes" a laissé des traces. Samedi 1er décembre dernier, certains manifestants avaient incendié la préfecture. Aujourd'hui, la plupart des habitants souhaite une sortie de crise. "Il vaudrait mieux faire une petite trêve", estime une riveraine. Mais ce soir encore, comme depuis trois semaines, les "gilets jaunes" du Puy-en-Velay se relaieront sur leur rond-point.

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La préfecture du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, attaquée samedi 1er décembre lors de débordements en marge des manifestations des \"gilets jaunes\".
La préfecture du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, attaquée samedi 1er décembre lors de débordements en marge des manifestations des "gilets jaunes". (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)