"Gilets jaunes" : pour Mounir Mahjoubi, les ingérences de "forces étrangères" via les réseaux sociaux sont "inacceptables"

Le secrétaire d'État chargé du Numérique a condamné lundi les ingérences étrangères dans la crise des "gilets jaunes".

Mounir Mahjoubi à l\'Assemblée nationale le 18 décembre.
Mounir Mahjoubi à l'Assemblée nationale le 18 décembre. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Mounir Mahjoubi, sécrétaire d'État en charge du Numérique, a confirmé lundi 24 décembre sur France Inter qu'une enquête était en cours sur d'éventuelles ingérences étrangères dans la crise des "gilets jaunes" via les réseaux sociaux. Cette enquête est coordonnée depuis plusieurs semaines par le Secrétariat général de la défense et la sécurité nationale (SGDSN), un organisme rattaché au Premier ministre.

"Le mouvement [des "gilets jaunes"] est né pour de vrai, par des Français qui ont diffusé des messages en France. Par contre, il y a eu des phénomènes d'échos : c'est à-dire qu'il y a notamment eu des comptes nouveaux qui ont été créés et qui ont massivement diffusé" des "tweets en anglais", a expliqué le secrétaire d'État. 

"Donner une fausse perception de la France à l'étranger"

Selon Mounir Mahjoubi, des "forces étrangères" et "des groupuscules qui ne sont pas forcément des Nations" investissent "massivement dans les réseaux sociaux" pour "amplifier" le mouvement ou pour "donner une fausse perception de la France à l'étranger". "C'est inacceptable", a-t-il souligné.

Le secrétaire d'État a notamment pointé du doigt des "groupes d'extrême droite en ligne" ayant la "particularité d'être particulièrement interconnectés entre eux, à travers le monde" qui "diffusent les mêmes fake news en même temps".

"C'est pour ça qu'aujourd'hui le gouvernement demande aux plateformes une plus grande transparence", a-t-il expliqué. "Est-ce que oui ou non il y a eu des investissements qui ont été faits ? Est-ce que oui ou non vous avez détecté des activités anormales venant de l'étranger ? On l'a connu pendant les élections américaines, on l'a connu pendant les élections françaises. Nous sommes sortis de la phase de naïveté."