"Gilets jaunes" : les armes des forces de l'ordre pointées du doigt

Lors des manifestations des "gilets jaunes", les forces de l'ordre utilisent des lanceurs de balles de défense, qui ont blessé au moins 69 personnes. Le directeur de la police nationale fait un rappel à l'ordre après plusieurs drames.

France 3

Samedi 12 janvier dans le centre-ville de Bordeaux (Gironde), lors du rassemblement des "gilets jaunes", après plusieurs sommations, les policiers ont chargé les manifestants et tiré plusieurs fois au LBD 40, le successeur du flashball. Sur la scène filmée, on voit un "gilet jaune" fuir en courant. Les policiers arrivent, tirent au LBD 40 puis jettent une grenade et l'homme s'écroule dans la rue. Le visage en sang, le pompier volontaire est pris en charge par des soigneurs bénévoles avant d'être évacué par les secours. Mercredi 16 janvier, il est toujours placé en coma artificiel.

"Haine pure et simple"

Ses proches parlent d'une bavure policière. "C'est de la haine pure et simple", pour Christian Clavé, le beau-père de la victime âgée de 47 ans. Des sources policières avancent que cette charge visait à protéger un magasin des casseurs, déjà pillé plusieurs fois lors des manifestations. La justice, elle, a décidé l'ouverture d'une enquête pénale, menée par l'IGPN, la police des polices.

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Un policier tient un lanceur de balles de défense, le 29 décembre 2018, lors d\'une manifestation des \"gilets jaunes\", sur les Champs-Elysées à Paris.
Un policier tient un lanceur de balles de défense, le 29 décembre 2018, lors d'une manifestation des "gilets jaunes", sur les Champs-Elysées à Paris. (KARINE PIERRE / HANS LUCAS / AFP)