"Gilets jaunes" : la militante Geneviève Legay est de retour chez elle après deux mois à l'hôpital

Elle avait été gravement blessée à la tête et aux côtes lors d'une charge de police le 23 mars, à Nice. 

Geneviève Legay lors d\'une conférence de presse à l\'hôpital Cimiez de Nice (Alpes-Maritimes), le 29 avril 2019.
Geneviève Legay lors d'une conférence de presse à l'hôpital Cimiez de Nice (Alpes-Maritimes), le 29 avril 2019. (YANN COATSALIOU / AFP)

La militante Geneviève Legay est rentrée chez elle après deux mois d'hospitalisation, annonce l'ONG Attac, mercredi 15 mai. Cette manifestante de 73 ans avait été blessée dans une charge de police lors d'un rassemblement des "gilets jaunes" à Nice (Alpes-Maritimes), le 23 mars dernier. "Elle est sortie de l'hôpital à 13 heures et est rentrée à son domicile. Elle marche mais n'est pas autonome, a précisé Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac France. Elle est donc sortie mais pas totalement retapée".

Geneviève Legay a eu plusieurs côtes cassées et des fractures au crâne, après avoir été poussée par un policier qui dispersait avec ses collègues un rassemblement interdit à Nice. Les manifestations de "gilets jaunes" étaient interdites en raison de la venue du président chinois et de la crainte des casseurs. C'est aussi le seul week-end où il y a eu des heurts à Nice. A la suite de ces blessures, deux juges d'instruction ont été désignés pour enquêter et la police des polices (IGPN) a été saisie.

Attac France est "toujours en attente de la demande de dépaysement du dossier et de la démission du procureur" de Nice, a rappelé Raphael Pradeau. L'ONG Attac et l'avocat de Geneviève Legay, Arié Alimi, voudraient en effet que le dossier soit instruit dans un autre tribunal que Nice, dont le parquet manque selon eux d'impartialité. Selon eux, même si la manifestation était interdite, la force exercée contre la cinquantaine de personnes rassemblées place Garibaldi était disproportionnée et la chaîne de commandement devrait rendre des comptes. La Cour de cassation doit trancher sur cette demande de dépaysement.