"Gilets jaunes" : Eric Drouet, l'une des figures du mouvement, a été placé sous contrôle judiciaire

Il est poursuivi pour "port d'arme prohibé" et "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations".

La figure des \"gilets jaunes\" Eric Drouet, le 17 novembre 2018, à Paris.
La figure des "gilets jaunes" Eric Drouet, le 17 novembre 2018, à Paris. (CHRISTOPHE PETIT TESSON / EPA)

L'une des figures des "gilets jaunes" a été placée en garde à vue, samedi 22 décembre, avant d'être relâchée dimanche. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de détenir une arme. En début d'après-midi, samedi, Eric Drouet a été interpellé à Paris pendant une manifestation du mouvement, rue Vignon, dans le 8e arrondissement. Déféré devant la justice en fin de soirée, il a reçu une convocation devant le tribunal correctionnel pour port d'arme prohibé et participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations.

Samedi matin, c'est notamment lui qui avait appelé les manifestants à se rendre à Montmartre, dans le nord de Paris, alors qu'un rassemblement des "gilets jaunes" était initialement attendu du côté de Versailles. 

Déjà visé par une enquête 

Ce trentenaire est devenu en quelques semaines une des figures des "gilets jaunes", à coups de vidéos sur Facebook et d'appels à rejoindre la capitale pour manifester. Vendredi 7 décembre, le parquet de Paris avait déjà ouvert une enquête pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit" et "organisation d'une manifestation illicite" à son encontre. 

Le parquet avait reçu un signalement du préfet de police de Paris concernant une interview d'Eric Drouet sur BFMTV, dans laquelle il appelait les "gilets jaunes" à entrer dans l'Elysée. Le leader du mouvement sera entendu dans le cadre de ces investigations et devra "préciser la portée des propos qu'il a tenus", indiquait alors une source proche de l'enquête. "Je n'ai jamais dit que je voulais aller à l'Elysée pour tout casser, mais pour me faire entendre", s'était-il défendu à l'époque.