"Gilets jaunes" : l'inquiétude des banques alimentaires

La collecte de la Banque alimentaire a débuté vendredi 30 novembre, mais les bénévoles craignent que les accès aux magasins soient compliqués.

Vendredi 30 novembre au matin, à Bordeaux (Gironde), les bénévoles de la Banque alimentaire ont revêtu leur gilet orange et pour l'instant, la générosité des clients est au rendez-vous. L'objectif est de faire mieux qu'en 2017 où 23 millions de repas avaient été recueillis en trois jours sur les 9 000 points de collecte. En Gironde, aucun point de blocage des "gilets jaunes" n'entrave les dons. "On a un besoin important de dons, car la demande est phénoménale", explique Pierre Pouget, président de la banque alimentaire de Bordeaux (Gironde).

Des "gilets jaunes" aux côtés des bénévoles

À Saint-Gély-du-Fesc, dans l'Hérault, la collecte se déroule normalement et les "gilets jaunes" qui ont tombé la veste aident même à remplir les caddies. "Aujourd'hui, on est neutres, on récolte, c'est une autre cause. On récolte pour l'humain", confie un "gilet jaune". Partout en France, la consigne est la même : maintenir la collecte et appeler à la générosité des clients. 70% des bénéficiaires de l'aide alimentaire vivent sous le seuil de pauvreté. Ils ne disposent, par mois et par foyer, que de 800 euros pour vivre.

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Image d\'illustration. Une opération de la grande collecte nationale alimentaire à Paris en novembre 2014. 
Image d'illustration. Une opération de la grande collecte nationale alimentaire à Paris en novembre 2014.  (ELIOT BLONDET / AFP)