"Gilets jaunes" : l'île de La Réunion face aux violences

Josselin Debraux est l'un des envoyés spéciaux de France 3 sur l'île de La Réunion, où des casseurs se sont invités au mouvement des "gilets jaunes". La soirée du mercredi 21 novembre s'annonce-t-elle plus calme que la précédente ?

France 3

Pour l'instant, mercredi 11 novembre, un hélicoptère continue de tourner dans le ciel de Saint-Denis (La Réunion). "Mais l'île de La Réunion est plutôt calme et tout le monde espère une nuit plus calme que la précédente pour deux raisons principales", explique le journaliste Josselin Debraux . La première c'est que le dispositif de sécurité a été largement renforcé avec des policiers et des gendarmes qui sont arrivés en provenance de Mayotte et de Strasbourg (Bas-Rhin). L'autre raison c'est que toute la journée, les "gilets jaunes" ont appelé au calme pour éviter tout nouvel incident mercredi soir".

42% des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté

Parce qu'ici la mobilisation ne concerne pas seulement le prix du carburant. "C'est une mobilisation plus globale sur le pouvoir d'achat, mais aussi sur l'emploi. Deux chiffres qui permettent de comprendre un peu la situation sur l'île de La Réunion : 26% des actifs sont au chômage et 42% des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté. Alors les "gilets jaunes" sont déterminés à rencontrer le préfet pour négocier et il faut s'attendre demain à de nouveaux blocages", conclut le journaliste.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un policier fait face à un incendie sur la chaussée, le 19 novembre 2018, à Saint-Denis (La Réunion).
Un policier fait face à un incendie sur la chaussée, le 19 novembre 2018, à Saint-Denis (La Réunion). (RICHARD BOUHET / AFP)