"Gilets jaunes" : l'évaluation de l'impôt qui remplace l'ISF sera lancée "dans les jours ou les semaines qui viennent" annonce Amélie de Montchalin

Cette évaluation devra être rendue début 2020, affirme la vice-présidente du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale

Amelie de Montchalin le 9 octobre 2018 à Paris
Amelie de Montchalin le 9 octobre 2018 à Paris (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

Alors que la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) décidée par Emmanuel Macron est un des points de crispation du mouvement des "gilets jaunes", Amélie de Montchalin, députée de l'Essonne et vice-présidente du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, annonce lundi 3 décembre sur franceinfo que la mission d'évaluation de cette réforme fiscale "va être lancée dans les jours ou les semaines qui viennent".

L'impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui a remplacé l'ISF, rapportera beaucoup moins de recettes fiscales à l'État en 2018 que son prédécesseur. Mais Amélie de Montchalin veut évaluer les conséquences de cette réforme sur l'économie française, annonce l'élue, précisant qu'elle l'avait déjà demandée l'an dernier. Cette évaluation "doit être rendue pour début 2020", précise-t-elle. "Une réforme fiscale, ça ne s'évalue pas sur trois mois."

"Mon combat, ce n'est pas l'ISF"

Amélie de Montchalin défend la réforme de la fiscalité du capital et dit constater des bénéfices économiques depuis la suppression de l'ISF : "On sortait de dix années où tous les ans on a fermé des usines dans notre pays." "Depuis un an, assure-t-elle, on voit le retour des investisseurs étrangers, le retour de l'industrie, (...) le financement dans les entreprises innovantes qui repart."

"Mon combat, ce n’est pas l'ISF, ce n’est pas de savoir si on fait des cadeaux à qui que ce soit, mon combat c'est que nous nous donnions tous les moyens d'embaucher, d'investir", conclut Amélie de Montchalin.

Invité de France Inter lundi 3 décembre, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a confirmé ce besoin "d'évaluer" ce nouvel impôt sur le patrimoine, assurant que si l'IFI n'est pas satisfaisant, "alors on le modifiera".