"Gilets jaunes" : l'agression de trois policiers fait réagir la classe politique

Au lendemain de l'attaque de "gilets jaunes" contre des policiers à moto sur les Champs-Élysées, le parquet de Paris a décidé d'ouvrir une enquête pour "violences volontaires".

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FRANCE 3

Des policiers agressés par des manifestants sur les Champs-Élysées. Les images d'une rare violence tournées samedi 22 décembre en marge de la mobilisation des "gilets jaunes" à Paris ont fait réagir jusqu'au sommet de l'État. En déplacement au Tchad, Emmanuel Macron a fermement condamné ces attaques contre les forces de l'ordre. "Il est évident que les réponses y compris judiciaires seront apportées. C'est maintenant l'ordre qui doit régner, le calme et la concorde", a déclaré au micro de France 3 le chef de l'État.

Indignation générale

Des démonstrations de haine à Paris, mais aussi à Angoulême (Charente) où une effigie censée représenter le chef de l'État a été décapitée. "Inacceptable" pour le Premier ministre. C'est toute la classe politique qui s'indigne et se montre solidaire des forces de l'ordre. "J'ai été très choqué par les images d'hier. On a dépassé les limites. Il est temps que chacun reprenne ses esprits", a commenté Yannick Jadot, eurodéputé EELV. Sur les réseaux sociaux, les Républicains et le Rassemblement national ont vivement réagi. Après les violences d'hier, dans toute la France, 220 personnes ont été interpellées et 81 placées en garde à vue.

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Emmanuel Macron lors d\'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique), le 14 décembre 2018.
Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique), le 14 décembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)